Interdiction des courses landaises et camarguaises
Laurent BurgoaLes Républicains
Sénateur — Gard
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 02/02/2023Mme Rima Abdul-Malak, ministre de la culture. Monsieur le sénateur Burgoa, je ne vais pas pouvoir en deux minutes embrasser toutes les dimensions soulevées par votre question, d'autant que, en tant que ministre de la culture, je pensais vous répondre sur le dossier d'inscription au patrimoine immatériel de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) des courses camarguaises et de toutes les traditions qui y sont associées ! (Sourires.)
Vous n'en avez pas parlé, mais je tiens moi, en tant que ministre de la culture, à vous en parler. J'en profite pour saluer le travail qui a été réalisé, en 2021, par les sénatrices Catherine Dumas et Marie-Pierre Monier sur le patrimoine culturel immatériel. Tout cela est bien lié à votre intervention, puisque ce patrimoine culturel immatériel comprend les pratiques, les représentations, les expressions, les connaissances et les savoir-faire, mais aussi tous les instruments, les objets, les artefacts et les espaces culturels qui leur sont associés.
Récemment, nous avons obtenu l'inscription des savoir-faire de la baguette de pain. (Exclamations ironiques sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. François Bonhomme. Pour ou contre la baguette de pain ?
Mme Rima Abdul-Malak, ministre. Nous en sommes très fiers. De nombreux dossiers nous parviennent tous les jours, qui nous intéressent également. Cela montre la richesse et la diversité des traditions locales appartenant au patrimoine français.
Je veux donc citer d'autres dossiers importants : le carnaval de Guyane, le Biou d'Arbois – fête annuelle vitivinicole dans le Jura (Nouvelles exclamations ironiques sur les mêmes travées.) –, les couvreurs zingueurs de Paris, l'Ori Tahiti – une pratique polynésienne culturelle et sociale très importante –, les Jeux floraux de Toulouse, qui sont des joutes poétiques vieilles de 700 ans… (Mêmes mouvements.)
M. Bruno Retailleau. Pour ou contre les Jeux floraux de Toulouse ?
Mme Rima Abdul-Malak, ministre. C'est l'occasion d'évoquer tous ces dossiers, mesdames, messieurs les sénateurs, et la richesse du patrimoine culturel immatériel français. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains, ainsi que sur des travées du groupe SER.)
M. Daniel Laurent. Démission !
M. le président. La parole est à M. Laurent Burgoa, pour la réplique.
M. Laurent Burgoa. Madame la ministre de la culture, je ne vous en veux pas, mais je regrette que la ministre de tutelle de la Fédération française de la course camarguaise, à savoir Mme la ministre des sports, n'ait pas daigné répondre. Les gens de la bouvine apprécieront…
Mes chers collègues, en 1926, à la demande du marquis Folco de Baroncelli, le peintre Hermann-Paul a représenté la nation camarguaise au travers de sa désormais célèbre croix camarguaise. Celle-ci évoque nos gardians et nos pêcheurs. Elle incarne trois vertus : la foi, la charité et l'espérance. Eh bien, le peuple de Camargue espère que ses traditions perdureront, malgré les attaques des « anti-tout » ! (Bravo ! et vifs applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains. – MM. Hussein Bourgi, Stéphane Ravier et Sebastien Pla applaudissent également.)
M. François Bonhomme. Olé !
M. le président. Je vous remercie, mes chers collègues, de ne pas transformer cet hémicycle en arène ! (Sourires.)
Source : senat.fr ↗
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