Utilisation du S-métolachlore
Florence Blatrix ContatSER
Sénatrice — Ain
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 06/04/2023M. Olivier Véran, ministre délégué auprès de la Première ministre, chargé du renouveau démocratique, porte-parole du Gouvernement. Madame la sénatrice Florence Blatrix Contat, je vous prie d'excuser l'absence du ministre de l'agriculture, qui accompagne le Président de la République en Chine. Je vais tâcher de répondre à votre question à sa place.
Nous partageons l'envie de nous débarrasser des pesticides ayant un impact sur la santé des gens. Comme vous l'avez dit, l'impact de celui que vous évoquez est non pas avéré, mais suspecté. Le principe de précaution doit donc l'emporter, comme c'est le cas pour toutes les substances susceptibles d'avoir des effets sur la santé. C'est le sens de l'histoire et le sens du travail que conduisent la France et l'Europe.
S'agissant de ce pesticide en particulier, l'enjeu de souveraineté alimentaire est, certes, important, mais il s'agit aussi d'être capables d'avancer en Européens sur ces questions.
La France n'est pas une île. Si elle était le seul pays de l'Union européenne à interdire une telle substance, nous nous retrouverions dans une situation abracadabrantesque : elle importerait des produits alimentaires des autres pays européens, parce qu'elle ne serait plus capable de produire elle-même ces aliments, à défaut de substances permettant de les cultiver dans de bonnes conditions. Nous importerions donc à grands frais les produits mêmes qui auraient été soumis à ces substances dans les pays voisins.
Nous souhaitons parvenir à une solution, et l'Europe accorde pour cela un délai de deux ou trois ans. La volonté française, de manière générale, est de se passer de toutes les substances qui peuvent emporter des conséquences sur la santé, et il s'agit d'un objectif partagé. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à Mme Florence Blatrix Contat, pour la réplique.
Mme Florence Blatrix Contat. Monsieur le ministre, il est inutile de reporter le règlement cette question, qui relève de la santé publique. Il est urgent de travailler aux alternatives pour les agriculteurs, ainsi qu'à leur résilience.
Nous avons l'occasion de prendre de l'avance à ce sujet sur nos partenaires européens. (Applaudissements sur les travées des groupes SER et GEST.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Florence Blatrix Contat
Mise en oeuvre du label « employeur partenaire de la démocratie locale »
Difficultés de prise en charge du trouble déficit de l'attention en France
Accès équitable au repas à un euro et qualité de la restauration universitaire des CROUS
Situation de Ferroglobe et industrie du silicium