Activisme de l'association Les Soulèvements de la Terre contre le maraîchage
Laurence GarnierLes Républicains
Sénatrice — Loire-Atlantique
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 15/06/2023M. Olivier Véran, ministre délégué auprès de la Première ministre, chargé du renouveau démocratique, porte-parole du Gouvernement. Madame la sénatrice Laurence Garnier, je vous remercie de votre question.
Le constat que vous faites est très largement partagé, indépendamment d'ailleurs des clivages politiques. (Protestations sur les travées des groupes SER, CRCE et GEST.)
Quand on milite pour le climat, on n'arrache pas des salades et du muguet. Quand on milite pour la Terre, on ne harcèle pas et on n'humilie pas les agriculteurs, qui nous nourrissent et qui font vivre la terre.
Quand on prétend défendre une cause sociale, écologique, humaniste, on ne s'en prend pas aux personnes ni aux forces de l'ordre. On n'organise pas des manifestations interdites. Ce sont là des évidences.
Aussi, je vous confirme que la Première ministre et le Gouvernement ont la ferme intention de présenter en conseil des ministres le dossier de dissolution des Soulèvements de la Terre.
M. David Assouline. Et celle du GUD (Groupe union défense), c'est pour quand ?
M. Olivier Véran, ministre délégué. Le dossier, qui doit être impeccable, est en cours de constitution.
Vous avez également interrogé le Gouvernement sur la présence d'élus à ces manifestations. Il y a clairement quelque chose qui ne va pas. Un élu de la République, quel que soit son mandat, quel que soit le parti auquel il appartient, n'a pas à participer à une manifestation lorsqu'elle est interdite par la préfecture. C'est la base ! (Applaudissements sur les travées des groupes RDPI, UC et Les Républicains.)
Mme Sophie Primas. Très bien !
M. Olivier Véran, ministre délégué. Un élu de la République n'a pas à cautionner par sa présence des exactions, en l'occurrence contre des agriculteurs, et d'autant moins quand il prétend par ailleurs défendre ces derniers lorsqu'il est dans son territoire ou sa circonscription. Ça aussi, c'est la base, madame la sénatrice : nous sommes pleinement d'accord sur ce sujet. (Mme Laurence Rossignol s'exclame.)
Enfin, quand on arbore une écharpe tricolore, quand on est investi de la confiance de ses concitoyens, qu'on est porteur d'un mandat, qu'il soit local ou national, on doit tout simplement en être digne. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI, ainsi que sur des travées des groupes UC et Les Républicains. - Protestations sur les travées des groupes SER, CRCE et GEST.)
M. David Assouline. Cela ne vous rapportera aucune voix !
Source : senat.fr ↗
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