Prévention des addictions
Posée le 30/11/2023 • Ministère interrogé : Santé et prévention
Didier Mandelli Les Républicains
Sénateur — Vendée
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 30/11/2023
M. Aurélien Rousseau, ministre de la santé et de la prévention. Monsieur le sénateur, je vous remercie de cette question qui s'adressait à trois ministres. Je réponds le premier ! (Exclamations amusées sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Roger Karoutchi. Une seule réponse ! (Mêmes mouvements.)
M. Aurélien Rousseau, ministre. Vous avez tout à fait raison de souligner qu'il n'y a pas que les addictions aux substances : il existe également des addictions aux écrans, aux jeux. La réduction des addictions sans substances fait aussi partie des objectifs de toute politique de santé publique en la matière. En effet, si vous me permettez l'expression, on finit toujours par payer l'addiction. (Exclamations amusées.)
Pour autant, on ne peut pas mettre tous les sujets sur le même plan. Face à un dispositif qui a une vocation ciblée - la préservation du patrimoine, de la biodiversité... - et dont on sait qu'il donne lieu à des opérations ponctuelles et accompagnées, on ne peut pas avoir la même approche que pour les jeux d'argent ou les paris en ligne.
Certes, il faut être prudent et, je suis d'accord avec vous, ces lotos ne doivent pas devenir une norme qui pourrait s'apparenter à une nouvelle façon de financer des politiques publiques. Néanmoins, c'est aussi un moyen pour les Français d'exprimer leur engagement sur des sujets auxquels ils tiennent. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.) C'est d'abord cela qu'il faut retenir.
Si les Français sont nombreux à être addicts aux jeux, ils sont beaucoup moins nombreux à être strictement addicts au loto du patrimoine ou à celui de la biodiversité ! (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à M. Didier Mandelli, pour la réplique.
M. Didier Mandelli. Monsieur le ministre, votre réponse, certes étayée, ne me satisfait pas. Tout jeu peut générer une addiction.
Vous n'avez pas répondu à ma question sur le financement de la campagne de promotion et de communication, qui revient logiquement à la Française des jeux. Il n'y a pas lieu d'utiliser des fonds publics pour cela. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains, ainsi que sur quelques travées du groupe SER.)
Source : senat.fr ↗
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