Fièvre catarrhale ovine
Posée le 30/11/2023 • Ministère interrogé : Agriculture et souveraineté alimentaire
Jean-Jacques Panunzi Les Républicains
Sénateur — Corse-du-Sud
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 30/11/2023
M. Olivier Véran, ministre délégué auprès de la Première ministre, chargé du renouveau démocratique, porte-parole du Gouvernement. Monsieur le sénateur Jean-Jacques Panunzi, je réponds à votre question à la place de Marc Fesneau, qui ne peut être présent aujourd'hui.
La fièvre catarrhale ovine, également appelée la maladie de la langue bleue - en anglais blue tongue -...
M. Mickaël Vallet. Pas d'anglais !
M. Olivier Véran, ministre délégué. ... est une maladie virale qui touche les ruminants sauvages et domestiques, les ovins, les bovins et même les caprins. Elle a touché à plusieurs reprises le territoire national ces dix dernières années. Elle est strictement animale, elle n'affecte pas l'homme, elle n'a aucune incidence sur la qualité sanitaire des denrées, que ce soit la viande ou le lait.
Toutefois, vous l'avez souligné, ces répercussions économiques peuvent être importantes, directement, parce que les animaux infectés peuvent présenter des signes cliniques ou, indirectement, par la fermeture de marchés étrangers.
De nombreux foyers cliniques de fièvre catarrhale ovine de sérotype 8 sont constatés dans des élevages depuis le début du mois d'août dernier sur le territoire métropolitain. Plus de 1 630 foyers sont aujourd'hui recensés, notamment dans l'Aveyron, où l'on en dénombre près de 900.
La vaccination est un outil de prévention et de lutte qui permet de protéger le cheptel et son voisinage. Elle est volontaire. L'éleveur peut vacciner directement ses animaux. En revanche, si elle doit être justifiée et certifiée, la vaccination doit alors être réalisée par un vétérinaire.
La réglementation européenne prévoit que les mesures de prévention et de lutte relèvent de la responsabilité de la profession agricole. C'est pourquoi l'État n'a généralement pas vocation à prendre en charge le coût de la vaccination ni à indemniser les pertes économiques induites par cette maladie. Les organisations professionnelles agricoles se sont organisées rapidement pour établir un document de recommandation aux éleveurs.
L'introduction du virus en Corse est particulièrement récente. On recense actuellement une vingtaine de foyers confirmés de sérotype 8, 3 et 4. L'impact sur le cheptel corse reste donc modéré en nombre de foyers.
Le préfet de Corse a informé de la situation le ministère de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire, qui est très mobilisé. Les services concernés suivent la situation. Les demandes des professionnels sont en cours d'examen à l'échelon local et à l'échelon national. Une réponse vous sera donnée bientôt.
Source : senat.fr ↗
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