Remaniement du Gouvernement
Posée le 18/01/2024 • Ministère interrogé : Premier ministre
Cécile Cukierman CRCE-K
Sénatrice — Loire
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 18/01/2024
M. Gabriel Attal, Premier ministre. Madame la présidente Cukierman, c'est la première fois que j'ai l'occasion de m'exprimer devant le Sénat en tant que Premier ministre. Vous me permettrez donc de vous dire - j'ai d'ailleurs dit la même chose au président Larcher, lorsque je l'ai eu au téléphone le soir de ma nomination - que j'ai un très grand respect et même une très grande admiration pour le travail qui est mené ici, au Sénat. (Sourires.)
M. Christian Cambon. Merci !
M. Marc-Philippe Daubresse. J'espère bien !
M. Gabriel Attal, Premier ministre. J'ai pu en mesurer la qualité dans les différentes fonctions gouvernementales que j'ai occupées ces dernières années, que ce soit en tant que secrétaire d'État à la jeunesse, porte-parole du Gouvernement, ministre délégué chargé des comptes publics - nous avons passé de longues nuits ensemble, en particulier avec le rapporteur général, Jean-François Husson, (Ah ! sur les travées du groupe Les Républicains.) et le président de la commission des finances, Claude Raynal, à examiner les projets de lois de finances - ou encore en tant que ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse - j'ai beaucoup travaillé avec le président de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, Laurent Lafon, et les nombreux sénateurs qui sont extrêmement mobilisés sur ces questions.
J'ai toujours été, je le crois, très à l'écoute de ce que vous défendez toutes et tous, notamment du fait de votre expérience et de votre représentativité - vous êtes les élus de territoires d'une très grande diversité - et de vos propositions, parfois détonantes, mais toujours constructives.
M. Marc-Philippe Daubresse. C'est vrai !
M. Gabriel Attal, Premier ministre. Voilà l'état d'esprit qui m'a animé et qui continuera de m'animer.
J'ai eu l'occasion de le dire, je ferai ma déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale le 30 janvier prochain, parce que je souhaite, d'ici là, rencontrer des représentants de l'ensemble des groupes parlementaires, des forces vives de la Nation, des organisations syndicales ou encore des associations d'élus locaux.
Je souhaite aussi me rendre sur le terrain pour échanger de manière très directe avec les Français avant cette déclaration de politique générale.
Vous m'interrogez, madame la présidente, sur des questions qui relèvent de l'Assemblée nationale, mais je vais bien évidemment vous répondre.
Y a-t-il une majorité absolue à l'Assemblée nationale ? Non, nous le savons. Y a-t-il besoin d'un vote pour le démontrer ? Non, je ne le crois pas. Des Français se lèvent-ils le matin, en se demandant s'il y aura ou pas un vote sur la déclaration de politique générale du Premier ministre ? Non, je ne le crois pas non plus. (Protestations sur les travées du groupe CRCE-K.)
Je pense que les Français se lèvent en attendant de savoir ce que nous allons faire pour valoriser le travail des classes moyennes, qui sont toujours au rendez-vous de leurs responsabilités et qui attendent que l'on agisse pour elles, pour réarmer nos services publics, notamment l'école et la santé (Exclamations ironiques sur les travées des groupes SER et GEST.), pour assurer la sécurité en tout lieu sur le territoire et pour agir en faveur de la transition écologique. Voilà les préoccupations des Français !
Je peux d'ores et déjà vous révéler que ces sujets seront au coeur de la déclaration de politique générale que je ferai à l'Assemblée nationale.
Selon l'usage, cette déclaration sera lue simultanément au Sénat, mais j'ai proposé au président Larcher - c'est peut-être moins l'usage - de prononcer devant vous, dans la foulée de cette déclaration de politique générale, une intervention propre à la Haute Assemblée sur les enjeux que je viens d'évoquer, qui concernent tous les Français. (Applaudissements sur les travées des groupes RDPI, INDEP, RDSE et UC, ainsi que sur des travées du groupe Les Républicains. - Mmes Marie-Pierre de La Gontrie et Laurence Rossignol applaudissement également.)
M. Roger Karoutchi. C'est l'usage !
M. Gabriel Attal, Premier ministre. Je crois que la situation que connaît notre pays et les défis que traverse le monde commandent que nous ayons un débat au Sénat. Voilà mon état d'esprit et l'engagement que je prends devant vous ! (Applaudissements sur les travées des groupes RDPI et INDEP, ainsi que sur des travées des groupes UC et RDSE.)
Source : senat.fr ↗
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