Situation des producteurs de canne à sucre
Posée le 07/03/2024 • Ministère interrogé : Agriculture et souveraineté alimentaire
Solanges Nadille RDPI
Sénatrice — Guadeloupe
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 07/03/2024
Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire. Madame la sénatrice Nadille, vous m'interrogez sur la situation des planteurs de canne à sucre en Guadeloupe, une filière à laquelle je sais que vous êtes très attachée.
Comme vous le savez, une convention sous l'égide de l'État régit les relations entre l'industriel et la filière canne en Guadeloupe. Cette convention, renouvelée il y a un an pour la période 2023-2028, comporte des avancées significatives pour les planteurs de canne par rapport à la précédente version, notamment une hausse de 30 % du prix. J'ai à l'esprit, en particulier, l'augmentation du paiement par l'industriel de 6 euros par tonne produite et par l'État de l'équivalent du net, revenant à 9 euros par tonne produite.
Compte tenu des difficultés auxquelles sont confrontés les planteurs, nous travaillons à de nouvelles avancées et des discussions sont en cours sous l'égide du préfet pour trouver un nouveau point d'équilibre entre les planteurs et l'industriel. Deux pistes sont notamment évoquées : tout d'abord, un gain immédiat de l'ordre de 1,90 euro par tonne via la cession par l'industriel aux planteurs d'une prime bagasse, ensuite, la conclusion d'un protocole applicable dès la campagne 2024 permettant la valorisation de tous les coproduits de la canne et conduisant à un meilleur partage des bénéfices.
Pour autant, madame la sénatrice, pour que ces propositions aient du sens, il est impératif que la campagne de 2024 démarre. La collecte en temps et en heure de la canne est la garantie d'une richesse en sucre optimale et donc d'une meilleure rémunération des planteurs.
Par ailleurs, au-delà des prix, les discussions doivent porter sur le redressement de la production et des rendements à l'hectare. Il faut donc mettre en place des itinéraires techniques qui permettront de les améliorer ; cela passe par le renforcement de la résilience des exploitations grâce à la diversification des cultures, afin de mieux équilibrer les revenus.
Vous pouvez compter sur l'engagement total du Gouvernement pour mener à bien ces travaux en faveur des planteurs de canne de Guadeloupe. Le ministre Marc Fesneau et moi-même serons à vos côtés. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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