Cyberattaques contre les services de l'État
Posée le 14/03/2024 • Ministère interrogé : Europe et affaires étrangères
Ludovic Haye UC
Sénateur — Haut-Rhin
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 14/03/2024
Mme Prisca Thevenot, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée du renouveau démocratique, porte-parole du Gouvernement. Vous l'avez rappelé, monsieur le sénateur, entre dimanche soir et mardi, plusieurs services de l'État ont fait l'objet d'attaques informatiques, selon des modalités techniques classiques, mais avec une intensité inédite.
Vous avez raison, c'est précisément parce que notre pays est une grande et belle démocratie qu'il est la proie de ces attaques. Je le dis ici, devant vous, avec vous : nous ne nous laisserons pas faire, nous ne nous laisserons pas déstabiliser.
Dès dimanche, une cellule de crise a immédiatement été activée pour déployer des contre-mesures et garantir la continuité des services informatiques.
Je veux tout d'abord souligner la mobilisation des services, qui ont fait preuve d'une réactivité exemplaire et permis d'éviter toute rupture de service pour nos compatriotes. La défense efficace contre cette nouvelle attaque témoigne de notre capacité à faire face, ensemble, à toute menace.
À ce stade, il a été mis fin à ces tentatives, mais rien n'exclut qu'elles puissent reprendre. Les équipes de la direction interministérielle du numérique et de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) sont donc bien évidemment mobilisées, en veille continue.
Nous mettons tout en oeuvre pour renforcer notre cyber-résilience, comme vous l'avez rappelé, à l'approche des élections européennes, mais également des jeux Olympiques et Paralympiques. À quelques mois de ces grandes échéances, la France contribue pleinement à renforcer la cyber-résilience de l'Union européenne et de l'ensemble des États membres. Elle joue un rôle moteur dans tous les travaux menés en la matière, concrétisé par l'adoption, sous la présidence française du Conseil de l'Union européenne, de la directive spécifique, et par l'adoption prochaine du règlement dit règlement Cyber-solidarité. Ces instruments visent notamment à favoriser l'échange d'informations entre les États membres et à organiser une assistance mutuelle entre les États en cas de cyberattaques significatives. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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