Relance des investissements en matière hydroélectrique
Posée le 14/03/2024 • Ministère interrogé : Industrie et énergie
Jean-Claude Anglars Les Républicains
Sénateur — Aveyron
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 14/03/2024
M. Bruno Le Maire, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Je vous entends parfaitement, monsieur le sénateur.
Je le rappelle, cela fait plus de quinze ans que le problème juridique n'est pas réglé et qu'il y a un contentieux avec l'Union européenne. Si la solution était aussi simple, d'autres que nous l'auraient donc déjà trouvée.
Je vous propose néanmoins de nous fixer un calendrier pour trouver d'ici à la fin de l'année 2024 une solution juridique au contentieux qui nous oppose à la Commission européenne sur la question des barrages hydroélectriques.
Je partage totalement votre ambition. L'hydroélectrique aujourd'hui, c'est 26 gigawatts de puissance installée. C'est considérable. Ce sont des projets d'augmentation de 2 gigawatts qui peuvent être obtenus rapidement, notamment par le déploiement des Step.
Cela suppose donc que nous trouvions ensemble la solution juridique appropriée. Aujourd'hui, la seule solution juridique sur laquelle la Commission européenne pourrait nous donner un feu vert pour lever le contentieux serait la mise en concurrence des 447 barrages qui existent actuellement en France (M. Yannick Jadot proteste.), c'est-à-dire le fait de laisser des concurrents étrangers venir exploiter les barrages français : ce n'est une option ni pour vous ni pour moi !
Nous devons donc explorer d'autres voies pour pouvoir réinvestir dans les barrages. En effet, ce contentieux juridique aboutit à ce qu'il n'y ait pas d'investissement dans les barrages : tant qu'il n'y a pas de solidité juridique pour les années qui viennent, personne ne veut mettre un euro dans une énergie qui est pourtant performante, décarbonée et sur laquelle la France a un avantage comparatif.
Je vous invite donc à venir participer à nos travaux, monsieur le sénateur, pour que nous puissions trouver d'ici à la fin de l'année 2024 une solution juridique à un problème qui dure depuis quinze ans. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
M. Stéphane Piednoir. Et le projet de loi ?
M. le président. La parole est à M. Jean-Claude Anglars, pour la réplique.
M. Jean-Claude Anglars. Je vous remercie de votre réponse, monsieur le ministre. J'ai bien entendu votre proposition et je participerai à ces travaux, parce que je crois au développement de cette énergie sur la vallée de la Truyère. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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