Situation des finances des départements
Posée le 04/04/2024 • Ministère interrogé : Collectivités territoriales et ruralité
Pierre-Jean Verzelen Les Indépendants
Sénateur — Aisne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 04/04/2024
M. Olivier Paccaud. Et l'aménagement du territoire, cela n'existe plus ?...
M. Christophe Béchu, ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires. Monsieur le sénateur Pierre-Jean Verzelen, vous avez raison, les départements sont objectivement confrontés à un effet ciseaux. La diminution de leurs recettes, liée à l'effondrement des droits de mutation à titre onéreux, se conjugue à l'augmentation des dépenses sociales.
Il y a des disparités entre les départements, puisque ceux du littoral, où les prix de l'immobilier sont plus élevés, résistent mieux et ont des fondamentaux budgétaires plus solides que les départements de l'intérieur des terres.
Toutefois, votre analyse est objective. De la même manière que l'État a connu en fin d'année des baisses de recettes, les départements connaissent le même phénomène, qui se poursuit et qui plonge plusieurs d'entre eux dans des situations particulièrement complexes.
Plus de 300 millions d'euros, dans les articles 86, 131, 251 et 304 de la loi de finances pour 2024, sont consacrés à trois dispositifs spécifiques prévus pour les départements, dans le domaine de l'enfance et dans celui de l'autonomie, avec un fonds de sauvegarde porté à 106 millions d'euros pour les quatorze départements les plus en difficulté.
S'y ajoute l'augmentation, pour la deuxième année consécutive, de la dotation globale de fonctionnement (DGF), qui porte à 0,5 milliard d'euros le complément de crédits de fonctionnement apporté aux collectivités territoriales.
Toutefois, votre question ne porte pas seulement sur ce que nous avons fait. Vous voulez savoir ce que nous pouvons faire à présent.
De la même manière que vous m'interpellez en vous plaçant sous la bannière d'un état d'esprit constructif, je vous renvoie aux propos tenus la semaine dernière par Gabriel Attal. Répondant dans cet hémicycle à une question sur la dette posée, je crois, par Cécile Cukierman (M. Rachid Temal ironise.), il déclarait que l'objectif était de trouver des chemins collectifs, vu les difficultés des finances publiques à différentes échelles, non pas pour boucher quelques trous, mais pour identifier les réformes de structure à conduire.
Nous ne reviendrons pas aux contrats de Cahors. Mais nécessairement, pour les départements, il faudra porter un regard spécifique, tous les trois ou quatre ans, pour ne pas nous retrouver pris à chaque fois dans des crises conjoncturelles. C'est l'objet de la mission Woerth.
M. le président. Il faut conclure, monsieur le ministre.
M. Christophe Béchu, ministre. Ses conclusions seront rendues au début du mois de mai. Dans la foulée, nous travaillerons ensemble. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. Olivier Paccaud. Où est la réponse à la question ?...
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Pierre-Jean Verzelen
Installation du rassemblement évangélique « vie et lumière » dans l'Aisne
Question au Gouvernement • 02/07/2026
Maintien du programme LEADER
Question écrite • 25/06/2026
Absence de prise en compte de l'indemnité différentielle dans le calcul de la retraite
Question écrite • 25/06/2026
Réduction drastique du fonds de soutien à l'apprentissage alloué aux régions
Question orale sans débat • 11/06/2026