Financement des secteurs public et privé de la santé
Posée le 11/04/2024 • Ministère interrogé : Santé et prévention
Florence Lassarade Les Républicains
Sénatrice — Gironde
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 11/04/2024
M. Frédéric Valletoux, ministre délégué auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, chargé de la santé et de la prévention. Madame la sénatrice Florence Lassarade, les secteurs public et privé ont toute leur place dans notre système de santé, chacun dans leur rôle, pour faire face aux tensions. Je m'attache, comme l'ensemble du Gouvernement, à défendre cette idée, en cherchant à faire respecter les principes de complémentarité des offres et d'équité de traitement.
La complémentarité, c'est tout le sens de la politique de territorialisation, soutenue par le Sénat, qui permet, en décloisonnant les secteurs, de faire coopérer l'ensemble des professionnels, qu'ils soient publics ou privés.
M. Fabien Genet. Tant qu'il en reste !
M. Frédéric Valletoux, ministre délégué. L'équité de traitement est garantie au travers de l'accompagnement financier des professionnels. Je veux parler de la répartition des 106 milliards d'euros votés dans le cadre de l'enveloppe fermée que constitue l'objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam) des établissements au titre de 2024.
Quant à la campagne tarifaire, elle repose, je le rappelle, sur une régulation prix-volume, c'est-à-dire que la hausse des tarifs dépend du volume d'activité. Ce n'est pas un prix de façade, une note attribuée en fonction de critères arbitraires, mais le résultat de cette dynamique.
Nous prenons également en compte l'impact des décisions de l'État employeur.
Mme Sophie Primas. Dans le privé aussi !
M. Frédéric Valletoux, ministre délégué. Nous avons tous salué ici l'effort de ce gouvernement pour revaloriser les gardes, notamment de nuit, et mieux rémunérer ceux qui travaillent tant le jour que la nuit. Parmi les 3 milliards d'euros supplémentaires qui seront versés au secteur public en 2024, un milliard d'euros est donc consacré à une meilleure rémunération des soignants à l'hôpital.
Dans le cadre de la campagne tarifaire, les choix sont les mêmes, qu'il s'agisse du public ou du privé. Je pense aux critères de revalorisation de certaines activités, notamment pour ce qui concerne la pédiatrie - je suis certain que vous y serez sensible.
M. le président. Il faut conclure !
M. Frédéric Valletoux, ministre délégué. Lorsque ces critères sont appliqués, on en arrive aux tarifs que vous évoquez. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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