Situation à Gaza
Posée le 30/05/2024 • Ministère interrogé : Premier ministre
Gisèle Jourda SER
Sénatrice — Aude
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 30/05/2024
M. Stéphane Séjourné, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Permettez-moi de revenir sur la question de la reconnaissance de l'État de Palestine.
La France est favorable à une solution à deux États... (Applaudissements sur des travées du groupe SER.)
Mme Gisèle Jourda. Dites-le !
M. Stéphane Séjourné, ministre. Dès lors, et par définition, la question de la reconnaissance suivra. En réalité, le problème qui se pose aujourd'hui, madame la sénatrice - je l'ai dit de manière très ferme à mes homologues espagnol et irlandais -, est plutôt celui du jour d'après. Quelle est l'utilité diplomatique d'une telle reconnaissance ? (Protestations sur les travées du groupe GEST.)
Je le répète, la France souhaite éviter les postures politiques et cherche des solutions diplomatiques à la crise. Je regrette qu'un certain nombre d'États européens aient privilégié une stratégie liée à la campagne des élections européennes, car celle-ci ne résout rien. (Protestations sur les travées des groupes SER, CRCE-K et GEST.)
M. Hussein Bourgi. Ils ont fait preuve d'un courage que vous n'avez pas !
Mme Marie-Pierre de La Gontrie. Et Bernard Guetta ?
M. Stéphane Séjourné, ministre. Il faut réfléchir au jour d'après !
Madame la sénatrice, vous qui disposez encore d'une minute pour répliquer, dites-moi exactement ce que la reconnaissance par l'Espagne de l'État de Palestine, au lendemain de son annonce, a changé à la situation à Gaza. Rien ! La France, elle, agit au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, dont elle est un membre permanent. Nous travaillons avec l'ensemble de nos partenaires arabes à l'élaboration d'une solution diplomatique, qui doit être préférée aux positionnements politiques des uns et des autres. (M. François Patriat applaudit.)
M. le président. La parole est à Mme Gisèle Jourda, pour la réplique.
Mme Gisèle Jourda. J'entends votre engagement, monsieur le ministre, mais il n'est pas à la hauteur ! Le Président de la République joue la montre : ce n'est plus possible ! Si l'on continue à attendre, il n'y aura plus de solution du tout dans la bande de Gaza, pas plus à deux États qu'à un seul, parce qu'il n'y aura plus personne ! (Applaudissements sur les travées du groupe SER, ainsi que sur des travées des groupes CRCE-K et GEST.)
Source : senat.fr ↗
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