Avenir de la concession hydraulique de la Truyère
Posée le 17/10/2024 • Ministère interrogé : Économie, finances et industrie
Jean-Claude Anglars Les Républicains
Sénateur — Aveyron
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 17/10/2024
Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques. Monsieur le sénateur Anglars, vous avez d'abord raison de souligner à quel point l'énergie hydraulique est une énergie adaptée à la situation : elle est pilotable ; elle est décarbonée ; elle est compétitive ; elle est durable. C'est une énergie dont nous pourrions augmenter les capacités si nous pouvions faire les investissements structurants que nous connaissons.
Vous connaissez le sujet. Il n'est d'ailleurs pas nouveau, puisque cela fait quinze ans qu'un contentieux juridique nous empêche de mener à bien ces investissements avec la sécurité permettant aux concessionnaires de s'y engager. C'est d'ailleurs un sujet qui a résisté à de nombreux gouvernements, quelle que soit leur couleur politique.
Comme vous l'avez dit devant la représentation nationale, la première solution serait évidemment une remise en concurrence. Cependant, cette solution ne convient à personne, pour des raisons de service public, et parce qu'il y a, derrière l'accès aux barrages, des enjeux de souveraineté.
Dès lors, nous devons avancer à court terme. J'ai demandé à mon cabinet de regarder si nous pouvions, au nom de l'urgence climatique, instruire des projets de taille moyenne.
Je veux vous rassurer : la mesure que j'ai introduite lors de l'examen du projet de loi relatif à l'accélération de la production d'énergies renouvelables a permis de débloquer des investissements.
Mais, dans le cas du barrage de la Truyère, les investissements sont malheureusement de taille trop importante pour en bénéficier. Cependant, je pense que nous pouvons essayer de travailler à pousser le curseur.
Un second enjeu serait évidemment l'obtention d'une négociation au niveau européen, avec deux pistes, soit celle de la régie, qui pose des questions d'organisation de notre « bras armé » EDF, soit celle d'un régime d'autorisation, qui n'est pas non plus simple juridiquement - nous voulons vérifier sa robustesse.
Vos collègues de l'Assemblée nationale Marie-Noëlle Battistel et Philippe Bolo conduisent actuellement une mission afin de porter la lumière sur ces sujets.
Nous y travaillons d'arrache-pied. Oui, c'est une priorité !
Source : senat.fr ↗
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