Situation de la viticulture
Posée le 20/02/2025 • Ministère interrogé : Agriculture et souveraineté alimentaire
Florence Lassarade Les Républicains
Sénatrice — Gironde
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 20/02/2025
Mme Annie Genevard, ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire. Madame la sénatrice Florence Lassarade, qu'il s'agisse de contractualisation écrite obligatoire ou d'un taux de contractualisation élevé, il est important de rappeler que la filière vitivinicole est soumise aux dispositions de la loi Égalim et qu'elle souhaite le demeurer.
Par ailleurs, vous vous faites l'écho des difficultés, que je connais, de cette filière, lesquelles sont liées à la situation spécifique de premier acheteur.
Le premier acheteur est souvent le négociant, qui ne contractualise pas toujours et n'est donc pas tenu de respecter les indicateurs liés aux matières premières prévus dans la loi Égalim.
Autre particularité de cette filière, le vin étant stockable, il peut exister un écart important de coûts d'une année sur l'autre.
En conséquence, des transactions se font à des prix très bas et les productions se retrouvent dévalorisées, même quand elles sont sous signe d'identification de la qualité et de l'origine (Siqo).
Pour remédier à cette situation, deux priorités s'imposent, qui pourraient être incluses dans le futur projet de loi Égalim que ma collègue Véronique Louwagie et moi-même allons bientôt présenter au Parlement.
En premier lieu, nous devons accomplir un travail sur l'amont.
Vous avez eu raison de dire que l'organisation de producteurs (OP) était fondamentale, car elle permettra une meilleure consolidation de l'amont agricole grâce à des contrats-cadres et à des contrats de filière.
En second lieu, un travail s'impose sur les indicateurs, qui sont aujourd'hui beaucoup trop nombreux et hiérarchisés. Le rôle des interprofessions est ici absolument capital.
Je tiens à saluer le travail accompli par les sénateurs Anne-Catherine Loisier et Daniel Gremillet, qui nous ont remis les conclusions de leur rapport d'information sur le suivi des lois Égalim, sur la base desquelles nous travaillerons à ce futur projet de loi.
Le sujet que vous abordez, madame la sénatrice, a également une résonance au niveau européen, avec la révision du règlement portant organisation commune des marchés des produits agricoles, dit règlement OCM.
M. le président. Il faut conclure !
Mme Annie Genevard, ministre. Sur ce texte, la France a une voix qui porte. (Applaudissements sur des travées du groupe Les Républicains.)
M. le président. La parole est à Mme Florence Lassarade, pour la réplique.
Mme Florence Lassarade. Madame la ministre, les viticulteurs girondins vous attendent sur le terrain. D'autres secteurs très impactés, comme les Côtes du Rhône ou le Languedoc, ont besoin de mesures structurantes.
Il faut véritablement mettre en pratique ces évolutions de la loi Égalim : nous demandons du concret ! (Applaudissements sur des travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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