Guerre en Ukraine et utilisation des avoirs gelés russes
Posée le 13/03/2025 • Ministère interrogé : Premier ministre
Didier Marie SER
Sénateur — Seine-Maritime
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 13/03/2025
M. Éric Lombard, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Monsieur le sénateur Marie, vous posez une question grave. Je veux, tout d'abord, rappeler le soutien indéfectible de la France et de l'Union européenne à l'Ukraine dans cette période extrêmement difficile.
Avec mon collègue Jean-Noël Barrot, j'ai pu donner une nouvelle preuve de ce soutien en accueillant à Bercy, la semaine dernière, la Première vice-Première ministre ukrainienne, Ioulia Svyrydenko, et en annonçant l'ouverture d'un plan de soutien à hauteur de 200 millions d'euros supplémentaires.
Les fonds que vous évoquez, détenus par la Banque centrale de la Fédération de Russie, sont sous sanction de l'Union européenne et se trouvent sur le territoire européen. Le produit de ces fonds est utilisé pour soutenir l'Ukraine.
Nous maintiendrons ces fonds sous sanction aussi longtemps que nous serons dans cette situation tragique. Si nous agissions différemment, nous perdrions le produit desdits fonds, qui permet de soutenir l'Ukraine.
Par ailleurs, si ces fonds, qui appartiennent à un pays avec lequel nous ne sommes pas en guerre, venaient à être confisqués, nous courrions le risque d'une déstabilisation financière de nos marchés.
Nous sommes donc convaincus que la sanction dans la durée est la bonne solution et qu'elle nous permettra d'aborder, le moment venu, la question des accords de règlement. (M. François Patriat applaudit.)
M. le président. La parole est à M. Didier Marie, pour la réplique.
M. Didier Marie. Monsieur le ministre, les Ukrainiens attendent des gestes forts de la part de l'Europe et la Russie ne peut se prévaloir d'une règle de protection légale de ses actifs alors que M. Poutine piétine le droit international.
L'utilisation de ces fonds contribuerait à inverser le sentiment d'impunité de la Russie, et pourrait même être un élément de négociation. Permettez-moi de citer le Président de la République : « L'Europe doit retrouver le goût du risque, de l'ambition et de la puissance. » Passons des paroles aux actes ! (Applaudissements sur les travées du groupe SER. - M. Jacques Fernique applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Didier Marie
Dysfonctionnements de la filière à responsabilité élargie du producteur appliquée aux produits et matériaux de construction du bâtiment (REP PMBC)
Question écrite • 11/06/2026
Avenir de la production de Doliprane en France
Question écrite • 11/06/2026
Soutien aux communes littorales face à l'érosion côtière
Question écrite • 04/06/2026
Soutien aux communes littorales face à l'érosion côtière
Question orale sans débat • 12/02/2026