Quatrième année d'internat en médecine générale
Posée le 27/03/2025 • Ministère interrogé : Santé et accès aux soins
Henri Cabanel RDSE
Sénateur — Hérault
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 27/03/2025
M. Yannick Neuder, ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l'accès aux soins. Monsieur le sénateur Cabanel, la quatrième année d'études spécialisées en médecine générale représente en effet un sujet très important. Nous sommes pleinement engagés pour assurer la réussite de cette réforme.
Vous le savez, ce sont ainsi pas moins de 3 700 médecins généralistes supplémentaires qui pourront venir exercer dans nos territoires à partir du 2 novembre 2026. Nous avons eu ce matin encore une réunion sur ce sujet avec le Premier ministre. Il faudra naturellement évaluer l'opportunité de cette présence médicale dans les territoires quant aux soins supplémentaires qui pourront y être prodigués.
Naturellement, l'organisation territoriale est définie en lien avec les médecins auprès desquels ces étudiants effectueront leur quatrième année de spécialité de médecine générale. Cette année supplémentaire permettra à ces jeunes médecins de se familiariser avec l'exercice libéral, afin qu'ils puissent ensuite plus aisément s'installer dans ces territoires, en tant que médecins libéraux ou que médecins-assistants territoriaux.
Nous y travaillons avec l'ensemble des élus locaux, au travers notamment de l'Association des maires de France et des présidents d'intercommunalité (AMF) et de l'association Départements de France. Ainsi, pourront être offerts à ces stagiaires des logements et de bonnes conditions de vie dans ces territoires qu'il est important de leur faire connaître, car on ne s'installe pas là où l'on n'a jamais exercé.
Je précise que la rémunération des stagiaires sera modulée en fonction de leur participation à l'offre de soins et du niveau de sous-dotation des territoires. Certes, 87 % du territoire national peut être considéré comme un désert médical, mais certains territoires particulièrement sous-dotés requièrent une attention spécifique.
Enfin, nous espérons que cette année supplémentaire de formation contribuera, au sein de cette nouvelle génération de médecins, à une prise de conscience qui les conduira à s'organiser, comme cela se fait dans d'autres pays européens, pour assurer une meilleure prise en charge des patients dans tous les territoires.
M. le président. La parole est à M. Henri Cabanel, pour la réplique.
M. Henri Cabanel. Monsieur le ministre, je vous remercie, mais vous n'avez pas répondu à ma question précise : quand prendrez-vous les arrêtés organisant cette année supplémentaire de formation ?
Il est urgent de clarifier la situation, car l'inquiétude grandit dans les territoires, malgré une dynamique universitaire très forte. Tous nos élus ont des attentes légitimes en la matière.
L'énergie déployée par les collèges locaux de généralistes enseignants a ainsi permis de recruter massivement et rapidement les praticiens agréés maîtres de stage des universités (Pamsu). En 2024, ils ont été 13 800, soit un quart des médecins généralistes en exercice ; cela représente une progression de plus de 1 000 nouveaux praticiens agréés par an depuis 2021, selon le Collège national des généralistes enseignants (CNGE).
Les perspectives de recrutement des futurs Pamsu sont intimement liées aux arbitrages attendus pour le futur diplôme d'études spécialisées, ainsi qu'au futur statut des médecins maîtres de stage de ces docteurs juniors.
Source : senat.fr ↗
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