Situation des universités et budget de la recherche
David RosSER
Sénateur — Essonne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 08/05/2025M. Patrick Mignola, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement. Monsieur le sénateur Ros, dans le droit fil de ce que j'ai indiqué tout à l'heure à la sénatrice Souyris je vous prie une nouvelle fois de bien vouloir excuser l'absence du ministre Philippe Baptiste , je ne puis que vous donner raison sur la chance formidable que représente pour nos universités l'éventuel accueil de chercheurs venus du monde entier, notamment du continent américain.
Ces chercheurs sont menacés à la fois dans leur liberté académique et en raison de la baisse des moyens mis à leur disposition par l'administration américaine. C'est le sens du programme Choose Europe for Science, que vous avez cité, à juste titre, dans la langue de Molière... (Sourires.)
M. Mickaël Vallet. Il n'y a pas de quoi rire, monsieur le ministre !
M. Patrick Mignola, ministre délégué. L'annonce de cette semaine a été une surprise, mais elle représente aussi une chance formidable.
Je tiens à vous rassurer sur l'aspect budgétaire. Une augmentation de 300 millions d'euros du budget des universités a été décidée par l'ensemble des groupes parlementaires, à la suite, notamment, des discussions avec le vôtre dans la perspective du projet de loi de finances pour 2025. Ces 300 millions d'euros supplémentaires sont bien confirmés.
Outre les 6 milliards d'euros que j'évoquais tout à l'heure, les 19 milliards d'euros dont fait partie le programme France 2030 sont également confirmés jusqu'en 2030.
Le Gouvernement est donc animé des mêmes intentions que vous : si d'autres veulent éteindre les lumières, l'Europe et la France sont là pour éclairer des leurs une partie du monde, voire le monde entier. (M. François Patriat applaudit.)
M. le président. La parole est à M. David Ros, pour la réplique.
M. David Ros. Avec la volonté affichée du Président de la République, et comme le Premier ministre a indiqué que le Gouvernement n'était pas méchant, je ne doute pas que les crédits envisagés dans le projet de loi de finances pour 2026 seront à la hauteur des besoins des universités ! (Sourires sur les travées du groupe SER.)
Après le dispositif Pause, il faut maintenant accélérer ! (Sourires et applaudissements sur les mêmes travées.)
Source : senat.fr ↗
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