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SOC

Protéger les mineurs isolés et lutter contre le sans-abrisme

Proposition de loi adoptée
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Répartition des amendements

Par statut

DISCUTE 2 IRRECEVABLE 2 IRRECEVABLE_40 10
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Amendements (14)

Art. APRÈS ART. PREMIER • 04/12/2025 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. PREMIER • 04/12/2025 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. PREMIER • 04/12/2025 DISCUTE
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Exposé des motifs

La détermination de l’âge conditionne l’accès d’un jeune à la protection due à tout enfant au sens du droit international. Pourtant, l’évaluation de la minorité repose encore trop souvent sur des examens radiologiques osseux, des examens dentaires à visée d’âge ou des évaluations du développement pubertaire.


Ces méthodes sont scientifiquement contestées : leurs marges d’erreur importantes sont largement documentées, en particulier lorsqu’elles sont appliquées à des populations dont la croissance diffère des modèles utilisés. Elles ne permettent pas d’établir avec certitude la majorité d’un individu et conduisent, dans de nombreux cas, à considérer à tort comme majeurs des enfants qui devraient être protégés.


Plusieurs institutions, autorités de santé, professionnels et organisations internationales ont appelé à cesser ces pratiques, jugées à la fois peu fiables, intrusives et attentatoires à la dignité de la personne. Leur utilisation expose des mineurs potentiels à des ruptures de prise en charge, à l’absence d’hébergement, de soins ou de scolarisation, en contradiction avec les engagements internationaux de la France et le principe fondamental selon lequel le doute doit profiter à l’enfant.


Le présent amendement tire les conséquences de ce consensus scientifique et éthique : il interdit explicitement, à l’article 388 du code civil, tout recours aux examens radiologiques osseux, dentaires ou du développement pubertaire pour évaluer l’âge d’une personne se déclarant mineure.


En mettant fin à ces pratiques inadaptées et peu fiables, il renforce la protection des enfants non accompagnés et garantit que l’évaluation de la minorité repose sur des méthodes respectueuses, non intrusives et conformes aux standards internationaux de protection de l’enfance.

Dispositif

Les trois derniers alinéas de l’article 388 du code civil sont remplacés par quatre alinéas ainsi rédigés :

« En cas de doute sur la minorité de l’intéressé, il ne peut être procédé à une évaluation de son âge à partir :

« 1° D’un examen radiologique osseux ;

« 2° D’un examen dentaire ;

« 3° D’un examen du développement pubertaire des caractères sexuels primaires et secondaires.

 

Art. APRÈS ART. PREMIER • 04/12/2025 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. PREMIER • 04/12/2025 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. PREMIER • 04/12/2025 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. PREMIER • 04/12/2025 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. PREMIER • 29/11/2025 DISCUTE
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Exposé des motifs

Cette proposition est la concrétisation de l’annonce du Gouvernement lors du Comité interministériel à l’enfance du 20 novembre 2023 consistant à procéder à un « raccourcissement des délais d’inscription scolaire des enfants et des jeunes faisant l’objet d’un accueil d’urgence ou d’un accueil provisoire (MNA) » 

L’admission et le placement à l’ASE conditionne le déclenchement des démarches relatives à la scolarisation des mineurs non accompagnés. Aucune procédure en vue d’un accès à la scolarisation n’est engagée pendant la phase d’évaluation de minorité, laquelle peut s’étendre sur plusieurs mois voire années avant la décision définitive du juge des enfants. En résulte des interruptions prolongées d’apprentissages, irréversibles et préjudiciables, qui vont avoir des répercutions notables sur la santé mentale, la réussite scolaire et l’insertion sociale et professionnelle ultérieure des jeunes qui seront reconnus mineurs. Cette fragilisation compromet, à terme, les efforts et les ressources que les politiques publiques consacrent à leur scolarisation et à leur intégration. 

Le rapport UNICEF « je suis venu ici pour apprendre », publié en 2023, rapporte que les enfants perdent en moyenne six mois à trois ans de scolarité, du seul fait des procédures administratives et judiciaires d’accès à la protection et des délais d’accès à l’éducation. 

Aucun obstacle légal ou réglementaire ne s’oppose à l’inscription aux tests de positionnement du CASNAV dès la procédure de premier accueil. Ces tests constituent une étape préalable à l’affectation dans un établissement scolaire. Par ailleurs, cette inscription n’est en aucun cas subordonnée à une prise en charge par l’ASE. 

Dans les Bouches du Rhône, la chambre régionale Comptes indiquait en 2021 que « conformément aux textes (…) tous les jeunes qui se présentent et se déclarent mineurs sont inscrits aux tests CASNAV, sans attendre les résultats de l’évaluation de leur minorité et de leur isolement. Ils n’ont pas l’obligation de présenter des papiers d’identité pour être scolarisés. » 

En cas d’admission à l’ASE, une réorientation scolaire de l’élève est possible si le mineur est pris en charge dans un autre département. En cas de refus ou de non-lieu, l’acquisition de connaissances et compétences initiée ne constitue pas un « temps perdu » pour le jeune. 

Conformément à l’Article 28 de la convention internationale des droits de l’enfant, le Comité des Droits de l’Enfant recommande que les enfants non accompagnés ou séparés soient enregistrés auprès des autorités scolaires compétentes aussitôt que possible et bénéficient d’une assistance visant à maximiser leurs possibilités d’apprentissage. Et pour le Défenseur des Droits « cette scolarisation doit être une priorité absolue tant pour les services de l’aide sociale à l’enfance que pour les services du CASNAV en charge des affectations scolaires ». 

Cet amendement a été travaillé par UNICEF France.

Dispositif

Avant l’alinéa 1, ajouter les deux alinéas suivants : 

« I A. – Le I de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Il procède à sa scolarisation en application des articles L. 111‑1, L. 122‑1‑1 et L. 131‑1 du code de l’éducation ».

Art. ART. PREMIER • 29/11/2025 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. PREMIER • 28/11/2025 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. PREMIER • 28/11/2025 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. PREMIER • 28/11/2025 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. PREMIER • 28/11/2025 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. PREMIER • 28/11/2025 IRRECEVABLE_40
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