Aller au contenu
nosparlementaires.

Les votes. Les textes.
Les visages du pouvoir.

Soutenir
Question écrite ✓ Répondue le 20/10/2026 enfants

Hébergement des enfants à la rue

Posée le 28/04/2026 · Ministère interrogé : Ministère de la ville et du logement

Thierry Sother Thierry SotherSOC Député — Bas-Rhin (3)

La question

M. Thierry Sother attire l'attention de M. le ministre de la ville et du logement sur le manque de solutions d'hébergement d'urgence puis de relogement des personnes sans abri, en particulier des enfants sans domicile scolarisés dans les écoles de la République. Il a interpellé le Gouvernement il y a près d'un an sur ce sujet, sans que la situation ne connaisse d'amélioration notable depuis lors : le nombre d'enfants dormant à la rue à la veille de la rentrée scolaire de septembre 2025 s'élevait à 2 159, soit une augmentation de 6 % par rapport à 2024 et de 30 % depuis 2022, selon les données publiées par UNICEF France. Ces chiffres témoignent de l'aggravation continue d'une situation déjà particulièrement préoccupante. Au sein de la troisième circonscription du Bas-Rhin, les sollicitations des associations, des collectifs, des parents d'élèves et des équipes éducatives demeurent fréquentes. Elles font état de situations d'enfants scolarisés contraints de dormir à la rue ou dans des conditions d'hébergement extrêmement précaires, incompatibles avec la continuité de leur parcours scolaire et leur développement. Ce faisant, ni les services de l'État, ni ceux de l'éducation nationale ne semblent disposer d'un état des lieux actualisé de la situation, alors même qu'un tel suivi serait nécessaire pour en mesurer l'ampleur et identifier les besoins spécifiques des enfants concernés. Celle-ci met également en évidence une insuffisance persistante de places d'hébergement d'urgence mobilisables à très court terme, ainsi qu'un manque de solutions durables de relogement, appelant une politique plus ambitieuse en matière d'accès au logement. En ce sens, il souhaite savoir quelles actions le Gouvernement peut mettre en place, en lien avec la ville de Strasbourg et l'Eurométropole, pour trouver les solutions permettant de garantir un droit effectif au logement.

✓ Réponse du gouvernement

Publiée le 20/10/2026
Depuis 2017, le « Logement d'abord » constitue l'axe central de la politique de lutte contre le sans-abrisme mise en place par le Gouvernement. Dans ce cadre, une attention toute particulière est portée aux enfants sans domicile.  Avec 804 000 personnes, dont plus de 194 000 enfants, ayant accédé au logement depuis la rue ou l'hébergement depuis le 1er janvier 2018, le Logement d'abord a transformé en profondeur le système de prise en charge des personnes sans domicile, qui sont dorénavant orientées en priorité directement vers le logement. Pour répondre aux situations de crise et d'urgence, des solutions d'hébergement sont proposés aux publics les plus vulnérables, parmi lesquels les mineurs, qui représentent 29 % de la demande d'hébergement d'urgence. Au plan national, le parc d'hébergement a atteint un niveau historique de 203 000 places, ouvertes chaque soir pour assurer la mise à l'abri des personnes sans domicile. Les mineurs constituent le public prioritaire des orientations réalisées par le 115 dans le cadre des missions du service intégré d'accueil et d'orientation (SIAO), en raison de leur particulière vulnérabilité et des impératifs de protection qui s'y attachent. Tous types de structures d'hébergement confondus, 70 000 enfants sont hébergés chaque nuit, soit le tiers des personnes hébergées, pour un financement d'environ 785 M€ en 2025. Dans le Bas-Rhin, la situation des enfants à la rue fait l'objet d'une attention soutenue. Chaque signalement est analysé sous l'égide de la préfecture de département, en lien étroit avec le rectorat, la direction départementale de l'emploi du travail et des solidarités, la direction territoriale de l'office français de l'immigration et de l'intégration et le SIAO. En fonction de la situation sociale et administrative des familles, des solutions sont ensuite proposées, majoritairement vers des places d'insertion ou de préparation à l'aide au retour. Pour autant, d'autres dispositifs peuvent aussi prendre le relais, notamment les places relevant de la collectivité européenne d'Alsace au titre de sa compétence en matière de protection de l'enfance ou celles ouvertes par l'Eurométropole de Strasbourg. Ces efforts conjoints n'empêchent pas la résurgence régulière de campements, qui peuvent notamment comprendre des familles avec enfants. Pour mesurer l'évolution de ces sites et des situations à la rue, des recensements sont régulièrement réalisés et des maraudes sont mobilisées chaque soir. En 2026, l'État finance plus de 14 000 places d'hébergement chaque soir pour un montant annuel de plus de 97 M€ dans le département. Par ailleurs, une transformation du parc d'hébergement d'urgence du Bas-Rhin a été engagée en 2025 afin d'améliorer la qualité de l'accompagnement proposé et de mieux adapter les modalités de prise en charge à la situation sociale et administrative des personnes accueillies. Cette réorganisation vise à renforcer la fluidité des parcours, à accélérer la stabilisation de situations parfois figées depuis de nombreuses années et à accroître les capacités d'intervention au bénéfice des personnes les plus vulnérables, en particulier des enfants.

Source : questions.assemblee-nationale.fr ↗

Autres questions de Thierry Sother

Difficultés d'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG)

Question écrite · 13/10/2026

En attente

Réduction de la durée maximale d'indemnisation des ALD non éxonérantes

Question écrite · 06/10/2026

En attente

Égalité de la reconnaissance de filiation pour les couples de femmes

Question écrite · 29/09/2026

En attente

Difficultés des structures sportives

Question écrite · 22/09/2026

En attente
← Retour à la fiche de Thierry Sother