Aéroport Toulouse-Blagnac
F Françoise LabordeRDSE Sénatrice — Haute-GaronneLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 01/11/2017M. Bruno Le Maire, ministre de l'économie et des finances. Madame la sénatrice, vous avez parfaitement raison : il faut garantir à tous les aéroports régionaux une bonne gouvernance.
S'agissant de l'aéroport Toulouse, le choix de l'État a été de céder 49,99 % de ses parts à un actionnaire privé chinois. L'État a gardé 10,01 % de ses parts et ne peut pas les vendre avant avril 2018. Je voudrais juste vous rassurer sur un certain nombre de points.
Tout d'abord, s'il y a eu versement de dividendes, c'est parce que l'aéroport se porte bien. Si l'État actionnaire a accepté ce versement, c'est tout simplement parce que les résultats sont bons et qu'il y a des investissements – 160 millions d'euros d'investissements prévus pour l'aéroport de Toulouse, c'est une excellente nouvelle !
Ensuite, s'agissant de l'actionnaire principal, nous ne connaissons pas ses intentions sur le long terme. Il a acheté 49,99 % des parts, nous ne savons pas quelles sont ses intentions, et c'est à lui de les préciser désormais.
Enfin, s'agissant des parts de l'État – 10,01 % –, je peux vous assurer qu'aucune décision ne sera prise sans concertation étroite avec les élus locaux, avec la région, avec le département, avec vous-même, madame la sénatrice,…
Mme Françoise Laborde. Merci !
M. Bruno Le Maire, ministre. … avec les communautés de communes, la ville de Toulouse et, évidemment, avec les entreprises représentées dans le cadre de la chambre de commerce. (Exclamations ironiques sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Marc-Philippe Daubresse. Nous sommes rassurés, alors !
M. Bruno Le Maire, ministre. Nous connaissons parfaitement la sensibilité du sujet. L'aéroport de Toulouse est un magnifique projet industriel, il se porte bien, il a des investissements et il est lié à l'avenir d'Airbus, qui nous tient aussi extrêmement à cœur. (Mme Cécile Cukierman s'exclame.)
Soyez rassurée, aucune décision ne sera prise sans une concertation étroite avec les élus locaux et sans la certitude qu'elle va dans le sens de l'intérêt général. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
Source : senat.fr ↗
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