Négociations sur le climat
M Martine FilleulSER Sénatrice — NordLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 15/12/2017À ce stade, le One Planet Summit, qui s'est conclu par douze engagements – vous en avez rappelé quelques-uns –, va permettre, je l'espère, de changer d'échelle avec l'engagement de fonds souverains ou de la Banque mondiale, que vous avez évoquée. Les choses vont donc changer, me semble-t-il.
Vous avez raison, en matière de financements, il faut faire beaucoup plus et mieux mobiliser les ressources. Faire plus, c'est l'engagement de la France de consacrer 1,5 milliard d'euros à l'adaptation en 2020 – on le doit à ceux qui sont en première ligne des dérèglements climatiques.
C'est aussi dans cette logique que nous avons voté une aide de 30 millions d'euros pour le Fonds LDN, le fonds Neutralité en matière de dégradation des sols, qui vise à lutter contre la dégradation des sols, au Sahel notamment.
Vous le savez, le Président de la République a aussi pris l'engagement de porter à 0,5 % du revenu national brut l'aide publique au développement française en 2022.
Mécaniquement, cela conduira à une hausse de nos financements pour le climat. L'AFD, l'Agence française de développement, a désormais pour mandat la mise en œuvre de l'accord de Paris, ce qui est une première dans le monde. D'ailleurs, je précise que l'AFD, la Banque publique d'investissement et la Caisse des dépôts et consignations ont également pris l'engagement de mettre un terme à tout soutien aux énergies fossiles.
M. André Gattolin. Bravo !
M. Nicolas Hulot, ministre d'État. Mieux financer, c'est aussi réorienter les flux financiers, grâce à la mobilisation de tous les acteurs, publics et privés, présents lors de ce sommet. De nouveaux engagements ont été pris. Parmi les plus significatifs, on note les engagements chinois, américains et européens pour accélérer la mise en œuvre d'un prix du carbone significatif. Je vous rappelle aussi l'annonce de la création du plus grand marché carbone au monde par les Chinois.
Plus d'argent, cela correspond aussi à l'engagement des investisseurs publics, comme je viens de le mentionner.
Pour conclure, il faudra à l'avenir consacrer plus d'argent à l'Afrique ! Le vrai contrat à passer, ce sera lorsque l'Europe se dotera d'une taxe sur les transactions financières destinée à aider l'Afrique à faire face aux enjeux climatiques. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche, du groupe socialiste et républicain et du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen.)
Source : senat.fr ↗
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