Situation de Jérusalem
R Richard YungRDPI Sénateur — Français établis hors de FranceLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 20/12/2017La marque de fabrique de la diplomatie française, c'est qu'elle maintient le dialogue avec l'ensemble des acteurs de la région. Elle continue naturellement à parler à l'Autorité palestinienne, ainsi qu'à l'État d'Israël, puisque le Premier ministre Netanyahou était, voilà quelques jours, en France.
La France est constante dans son souhait de voir advenir véritablement deux États pouvant coexister en paix dans des conditions de sécurité effective. Sa doctrine, très largement partagée au niveau international, se fonde aussi sur l'idée que Jérusalem doit être la capitale des deux États.
La décision du président américain a été qualifiée de regrettable par le Président de la République depuis Alger puis Doha. Le Conseil européen a réaffirmé son attachement à la mise en place de deux États, avec Jérusalem pour capitale commune. Soyons clairs : sans accord sur Jérusalem, il n'y aura pas d'accord de paix.
Dans ces conditions, la France reste active et engagée. Jean-Yves Le Drian était hier aux États-Unis et le Président de la République consulte aujourd'hui. Nous avons bon espoir que la raison finisse par triompher. Il y va de l'avenir de populations qui vivent depuis des décennies dans la peur, voire dans la terreur, ce à quoi on ne peut se résigner. L'année 2018 verra la France poursuivre avec ardeur ses efforts. (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche.)
Source : senat.fr ↗
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