Situation du lycée Joseph-Galliéni à Toulouse
Brigitte MicouleauLes Républicains
Sénatrice — Haute-Garonne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 17/01/2018Aujourd'hui, 70 des 135 enseignants du lycée Joseph-Gallieni se sont mis en retrait, parce qu'ils vivent la situation totalement inacceptable que vous venez de décrire.
Ce phénomène n'est pas nouveau. Cet établissement, reconstruit après le drame de 2001, a normalement une capacité d'accueil de 1 400 places. Ses effectifs sont aujourd'hui largement inférieurs, car les tensions qui existent ont amené les services du ministère de l'éducation nationale à faire des choix.
L'année dernière, déjà, il a fallu déployer sur le site même du lycée l'équipe mobile académique de sécurité. Des cellules d'écoute ont également été mises en place pour les personnels. Autant de situations que nous avons connues ces dernières semaines et qui se sont renouvelées le jour de la rentrée, le 8 janvier dernier.
Les faits que vous avez rappelés et ceux que j'évoque à mon tour sont totalement anormaux. Un établissement scolaire doit être un lieu de paix, un lieu de calme, un lieu de partage, un lieu d'éducation.
Aujourd'hui, ces conditions ne sont pas réunies. C'est la raison pour laquelle l'inspection d'académie et le rectorat ont reçu, dès la semaine dernière, l'équipe de direction pour envisager, avec les autorités des collectivités locales, les moyens d'aménagement nécessaires pour cet établissement.
L'inspecteur d'académie et les services du rectorat recevront ce soir l'ensemble des représentants des enseignants pour trouver une solution pérenne, qui permette de ramener le calme nécessaire à l'apprentissage des enseignements.
Il s'agit d'un quartier difficile, comme il en existe ailleurs dans notre pays. Nous voulons investir massivement dans l'éducation, parce qu'il s'agit de la clef de l'émancipation et de la sécurité de chacune et de chacun.
Le ministre de l'éducation nationale est bien évidemment très attentif à ce sujet. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
Source : senat.fr ↗
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