Population kurde
O Olivier LéonhardtRDSE Sénateur — EssonneLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 24/01/2018Vous l'avez souligné, la Turquie a engagé voilà quatre jours au nord de la Syrie, dans la région d'Afrin, une opération destinée à assurer sa propre sécurité. Les inquiétudes de la Turquie étaient légitimes et elle a souhaité intervenir. La priorité doit toutefois rester, dans tous les cas, le combat contre Daech, qui n'est pas terminé. Il ne s'agit pas, pour tel ou tel pays voisin de la Syrie, de préparer dès aujourd'hui la sortie de Daech en fonction de ses propres intérêts.
J'ajoute que l'opération turque intervient à un moment où la situation humanitaire en Syrie est déjà très dégradée.
En outre, le régime et ses alliés conduisent des bombardements indiscriminés contre les populations d'Idlib. Vous avez évoqué les civils aujourd'hui menacés : ce sont 400 000 femmes, hommes, enfants qui sont assiégés dans l'enclave de la Ghouta, près de Damas.
Vous l'avez dit, à la demande de la France, le Conseil de sécurité s'est saisi hier de cette situation humanitaire. Pour des raisons de diplomatie internationale, peu d'éléments d'information ont filtré.
Toutefois, monsieur le sénateur, je tiens à réaffirmer ici devant vous la volonté de la France d'appeler la Turquie, et plus largement l'ensemble des partenaires, à une sortie par le haut : seule une solution politique peut permettre de stabiliser durablement la Syrie et de garantir la sécurité de tous ses voisins, notamment de la Turquie. (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche. – Vives protestations sur des travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et du groupe socialiste et républicain.)
Mme Éliane Assassi. Et les Kurdes ?
M. David Assouline. Pas un mot de solidarité !
Source : senat.fr ↗
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