Agriculture dans les zones défavorisées
F Françoise LabordeRDSE Sénatrice — Haute-GaronneLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 02/02/2018Nous parlons d'un zonage qui a plus de quarante ans et qui n'a jamais été revu. Nous devons aujourd'hui débattre de sa pertinence et de son efficacité en plaine. Cette discussion a commencé à l'échelon européen en 2002, la révision du zonage est connue depuis 2013 et d'autres gouvernements ont travaillé pour que cette nouvelle carte puisse entrer en application en 2019, en France comme dans l'ensemble des pays européens.
Il faut aussi tenir compte des contraintes réglementaires et budgétaires à l'échelon européen, qui font qu'il n'y a aucune part d'arbitraire possible pour intégrer ou exclure tel ou tel territoire, pas plus qu'il n'y en a aujourd'hui pour repousser les échéances. Des discussions ont été engagées depuis 2016 avec les professionnels agricoles et les régions, afin d'établir ce nouveau zonage.
À l'heure où je vous parle, madame la sénatrice, ces discussions se poursuivent avec l'appui de l'ensemble des services du ministère. Le zonage envisagé à l'issue d'un premier cycle de travail aboutissait à une carte très étendue par rapport à la carte actuelle, ce qui augmentait considérablement les besoins en crédits du Fonds européen agricole pour le développement rural, le FEADER, alors même que, vous le savez, il s'agit d'une enveloppe très fermée. Cette carte n'était pas soutenable budgétairement, et certains critères retenus n'étaient pas justifiables à l'échelon européen.
Je recevrai demain les représentants professionnels de votre région pour faire le point sur cette situation. Nous héritons d'un dossier ancien. Nous avons fait le tour du sujet sur le plan technique, il nous faut maintenant en sortir.
L'objectif du Gouvernement est de parvenir à une cartographie à la mi-février, comme l'a demandé le Président de la République. Nous veillerons à la partager et à définir les mesures d'accompagnement, puis nous la transmettrons à la Commission européenne pour approbation d'ici à la fin du mois de mars prochain. À l'issue de cette réforme, il faudra dire la vérité : des communes entreront dans le nouveau dispositif, d'autres en sortiront. Nous accorderons une attention particulière aux communes sortantes et analyserons les situations individuelles pour mieux accompagner les exploitations concernées.
Madame la sénatrice, vous pouvez bien évidemment compter sur ma mobilisation à l'échelon tant européen que national pour défendre les intérêts de nos agriculteurs. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à Mme Françoise Laborde, pour la réplique.
Mme Françoise Laborde. Monsieur le ministre, j'insiste sur le fait que, dans ce dossier, il y a de la technique, mais aussi de l'humain.
Source : senat.fr ↗
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