Conséquences de la hausse du gazole en zone rurale
D Daniel ChasseingLes Indépendants Sénateur — CorrèzeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/02/2018C'est bien pour cela que dans la loi d'orientation des mobilités, que nous présenterons prochainement au Parlement, il sera notamment proposé d'assurer la couverture complète de notre territoire par des autorités organisatrices de la mobilité, afin d'offrir des solutions alternatives à l'utilisation de la voiture individuelle, de soutenir la mobilité inclusive et de développer les plateformes de conseil en mobilité.
Dans ce même objectif de lutte contre les fractures territoriales, les travaux du Conseil d'orientation des infrastructures prévoient un plan de désenclavement du territoire pour sortir des promesses, reportées de contrat de plan en contrat de plan, de mise à niveau de notre réseau routier.
S'agissant de la transition énergétique, notre ambition est bien qu'elle profite à tous nos concitoyens.
Le développement de l'autonomie des véhicules électriques permet d'élargir leur domaine de pertinence. Aujourd'hui, 22 000 bornes de recharge ouvertes au public ont été déployées dans tout le territoire. Nous accompagnons le remplacement des véhicules diesel par des véhicules plus économes et des véhicules propres : une prime de 8 500 euros est versée pour l'achat d'un véhicule électrique et, nouveauté de cette année, une aide de 1 000 à 2 000 euros, pour l'achat de véhicules Crit'air 1 ou 2.
C'est bien pour accompagner la mobilité de tous nos concitoyens et pour prendre en compte les exigences du transport routier que nous avons proposé dans la loi de finances pour 2018 des mesures d'aide et de soutien au suramortissement pour les véhicules GNV et le gel de la TICPE pour le GNV de nos transporteurs routiers. (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à M. Daniel Chasseing, pour la réplique.
M. Daniel Chasseing. Merci, madame la ministre. Vous le savez, les territoires ruraux sont très fragiles. La suppression des charges sociales va dans le bon sens, mais, dans les zones rurales, le budget consacré au transport est très important et a beaucoup augmenté. Il faut donc en tenir compte.
Pour maintenir la vie de ces territoires, il faut des agriculteurs, des retraités, mais aussi des entreprises et des salariés, dont il faut favoriser l'installation et les conditions leur permettant d'y vivre. (Applaudissements sur des travées du groupe Les Indépendants – République et Territoires. – MM. Olivier Cigolotti et Pierre Médevielle applaudissent également.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Daniel Chasseing
Tuberculose bovine
Écart de rémunération des personnels paramédicaux des secteurs publics et privés non lucratifs
Situation des enfants sourds communiquant en langue française parlée complétée
Avenir du groupement d'intérêt public Europe des projets architecturaux et urbains