Autisme
Philippe MouillerLes Républicains
Sénateur — Deux-Sèvres
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 11/04/2018Au terme de neuf mois de concertation, la stratégie nationale pour l'autisme est à la hauteur des ambitions et des attentes des familles ; le Premier ministre l'a dévoilée vendredi dernier : on peut dire que cette ambition a été inégalée jusqu'à aujourd'hui, avec une augmentation de 60 % par rapport aux précédents plans. Nous ne parlons plus de plan ; nous parlons d'une véritable stratégie nationale, derrière laquelle, collectivement, le Gouvernement est engagé.
Oui, nous allons mettre les moyens pour pouvoir intervenir précocement, surtout avec un reste à charge pour les familles fortement diminué : plus de 90 millions d'euros seront vraiment investis pour débloquer ces verrous, comme vous l'avez très bien dit, qui sont encore une réalité concernant le diagnostic. Nous interviendrons avant pour diminuer le sur-handicap ; c'est un engagement fort que nous avons pris avec la ministre des solidarités et de la santé.
Oui, nous allons parler de vrai parcours scolaire : un investissement massif de l'éducation nationale, avec plus de 103 millions d'euros, contre 6 millions dans les plans précédents.
Alors, oui, ce sont des parcours de qualité, sur lesquels Jean-Michel Blanquer s'investit : depuis la maternelle, avec des équipes renforcées et des vrais parcours, jusqu'à l'université pour ceux qui peuvent y accéder.
Oui, là aussi, c'est un investissement de l'enseignement supérieur pour pouvoir offrir aux autistes un vrai parcours de qualification, avec une recherche d'excellence, remise au cœur de notre politique publique : plus de 14 millions d'euros pour des cohortes d'excellence, des centres d'excellence, des profils de postes universitaires – plus de dix postes seront consacrés à la recherche non seulement fondamentale, mais aussi appliquée.
Alors oui, l'ambition est là, et je veillerai personnellement à ce que tous les euros soient totalement investis dans cette stratégie, dans cette cohésion nationale, pour lutter vraiment contre la désinclusion des personnes autistes qui existe aujourd'hui. Nous voulons une société inclusive, et nous allons la bâtir tous ensemble. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche et du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen.)
M. le président. La parole est à M. Philippe Mouiller, pour la réplique.
M. Philippe Mouiller. Madame la secrétaire d'État, je ne peux que saluer vos propos et l'engagement que vous exprimez aujourd'hui. Mais lorsque je prends ma calculette, je suis inquiet quant à la capacité réelle à mener toutes les politiques ambitieuses que vous venez de présenter.
L'enjeu, notamment pour les associations de parents, c'est d'avoir un objectif, mais je crains la non-capacité de le traduire en actes et en solutions pour les familles.
Je n'ai pas abordé le volet de la simplification administrative : la particularité des différents plans Autisme est que, souvent, nous n'avons pas les moyens de consommer les crédits. Le temps de la politique et de l'administration n'est pas le temps des familles. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains. – Mme Sophie Joissains applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Philippe Mouiller
Obligation des communes en matière d'installation de paratonnerres sur les églises
Conséquences de l'application de l'article 76 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026
Intégration dans la réforme de la haute fonction publique des directeurs d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux
Difficultés liées à la communication des informations préoccupantes dans le cadre d'une procédure de suspension ou de retrait d'agrément des assistants maternels ou familiaux