Situation en Italie
R Richard YungRDPI Sénateur — Français établis hors de FranceLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 30/05/2018Aujourd'hui, il ne nous revient certes pas d'être les arbitres des élégances entre les uns, les autres et les commentateurs de la vie politique italienne. Nous pouvons néanmoins nous asseoir sur la Constitution italienne (Rires et exclamations sur les travées du groupe Les Républicains et du groupe socialiste et républicain.), nous appuyer, veux-je dire, sur la Constitution italienne. (Mêmes mouvements.)
Nous pouvons donc asseoir notre réflexion sur la Constitution italienne, laquelle prévoit, en son article 87, que le Président de la République est le garant de l'unité italienne. Il est prévu par son article 92 qu'il nomme le Président du Conseil et les ministres. Or il a fait preuve, depuis le début, d'une grande responsabilité en laissant les acteurs proposer des schémas et en ayant comme première préoccupation dans les décisions prises ces derniers jours la stabilité institutionnelle de son pays !
Le Président de la République Emmanuel Macron l'a souligné hier, en lui renouvelant son amitié et son soutien. (M. Michel Raison s'exclame.) Un gouvernement technique est donc manifestement en train d'être mis en place et la parole va être rendue au peuple d'ici au début 2019.
M. Stéphane Ravier. Il s'est déjà exprimé !
M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État. Monsieur le sénateur, 2019 sera une année importante pour la relation franco-italienne, 2019, c'est le 500e anniversaire de la Renaissance. Nous avons donné le coup d'envoi à 2019 à Amboise, il y a dix jours. Comme le disait Emmanuel Mounier (Ah ! sur des travées du groupe Les Républicains.), ce philosophe qui, je crois, peut nous inspirer : « Il est temps de refaire la Renaissance ». Cela vaut pour l'Union européenne ! (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche, du groupe Les Indépendants – République et Territoires, du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen et du groupe Union Centriste.)
M. le président. Merci, monsieur le secrétaire d'État. Comme quoi il n'est jamais bon de s'asseoir sur la Constitution ! (Bravo ! et applaudissements prolongés sur les travées du groupe Les Républicains et sur des travées du groupe Union Centriste, du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen, du groupe socialiste et républicain et du groupe communiste républicain citoyen et écologiste. – Concomitamment, de nombreux sénateurs du groupe Les républicains se lèvent, suivis par quelques-uns de leurs collègues, sur d'autres travées.) On se donne des joies !
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Richard Yung
Crise des sous-marins
État d'avancement du projet de code européen des affaires
Conformité d'un accord fiscal franco-américain avec les règles de protection des données
Suspension de la ratification par l'Allemagne du plan de relance européen