Parcoursup en Île-de-France
O Olivier LéonhardtRDSE Sénateur — EssonneLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 13/06/2018J'ai lu, comme vous, cet article, qui m'a en partie étonné, car les chiffres que je vais vous donner vont dans un sens quelque peu différent.
S'agissant de l'académie de Versailles, 34 % des inscrits sur Parcoursup ont obtenu une proposition dans un établissement parisien. Avec APB, ils n'étaient que 21,7 % l'année dernière. (Exclamations sur quelques travées du groupe socialiste et républicain.)
Dans l'académie de Créteil – vous le savez, elle m'est très chère –, avec APB, un jeune sur cinq obtenait une proposition à Paris. Avec Parcoursup, c'est le cas d'un inscrit sur trois.
Il y a donc réellement un progrès, et l'on ne peut pas, comme la presse le fait trop souvent, faire d'un témoignage sur un cas une généralité. (Mme Patricia Schillinger applaudit.)
Oui, nous avons voulu une ouverture sociale et nous l'avons pratiquée. Vous le verrez, à la fin, les résultats seront là et, si vous le souhaitez, nous pourrons alors en débattre.
Donc, les chiffres sont en amélioration.
M. Pierre Ouzoulias. On verra !
M. Jean-Michel Blanquer, ministre. Par ailleurs, le raisonnement que vous avez mené à la fin de votre question conduirait, si on le poursuivait jusqu'au bout, à dévaloriser les excellentes universités qui se trouvent dans les académies que j'ai citées. En Seine-Saint-Denis, nous avons Paris-VIII et Paris-XIII, dans le Val-de-Marne, Paris-XII. Ces universités offrent tout le panel que nous voulons.
Si l'on poursuivait jusqu'au bout votre raisonnement, les meilleurs élèves de banlieue iraient au centre de Paris, et il n'y aurait plus de place que pour les moins bons dans les académies limitrophes. Votre raisonnement mènerait à une réelle inégalité, avec des universités de première classe au centre de Paris et de deuxième classe en banlieue. Ce n'est pas ce que nous voulons.
Nous voulons une approche équilibrée, et c'est ce qui est en train de se passer avec ce que nous avons fait, c'est-à-dire une ouverture sociale, avec un calibrage qui s'est élargi d'une année à l'autre.
Hier, j'étais en Haute-Savoie,…
M. Loïc Hervé. Très bien !
M. Jean-Michel Blanquer, ministre. … dans un lycée professionnel avec un sénateur de ce département, j'ai interrogé des élèves de terminale Bac pro. Ils avaient tous obtenu leur choix pour un BTS, ou même un DUT. C'est le résultat de notre politique, parce que nous avons élargi pour ces lycéens souvent issus de milieux sociaux défavorisés le nombre de places en DUT et en BTS, c'est-à-dire dans des filières sélectives où ils vont réussir.
C'est donc cela, la politique menée et je vous donne rendez-vous dans quelques semaines pour en voir les résultats, y compris sur le plan social. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche. – Mme Françoise Gatel et M. Daniel Dubois applaudissent également.)
Source : senat.fr ↗
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