Transition énergétique et pouvoir d'achat
Franck MontaugéSER
Sénateur — Gers
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 09/11/2018M. Roland Courteau. Ils ont besoin de bien davantage !
M. François de Rugy, ministre d'État. Je suis tout disposé à mener ce débat et à reconnaître que, en la matière, tout n'a pas été fait. (Exclamations ironiques sur des travées du groupe socialiste et républicain et du groupe Les Républicains.) Nous allons donc, sur ces sujets, améliorer l'information et donner tous les chiffres. (Ah ! sur les travées du groupe socialiste et républicain.)
M. Pierre Ouzoulias. Et le pouvoir d'achat ?
M. François de Rugy, ministre d'État. Premier chiffre, très simple : en 2019 – vous allez voir que nous ne cherchons pas à minorer les choses –, 34 milliards d'euros sont prélevés au titre de la fiscalité écologique : taxes sur les carburants, taxe carbone, mais aussi d'autres taxes qui existaient déjà, d'ailleurs, auparavant.
Le budget du ministère de la transition écologique et solidaire s'élève précisément à 34 milliards d'euros ; il augmente d'un milliard d'euros en 2019 par rapport à 2018. Bien sûr, tous les éléments relatifs au contenu de ce budget et aux dépenses afférentes devront être communiqués. (Exclamations sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.)
Exemple concret : sur les 7,9 milliards d'euros de recettes issues de la contribution climat-énergie, dite taxe carbone, 7,3 milliards seront, en 2019, réinvestis dans les énergies renouvelables. Concrètement, 1,2 milliard d'euros seront réinvestis dans les infrastructures de transport via l'Agence de financement des infrastructures de transport de France, l'AFITF. C'est concret ! Je suis prêt, évidemment, à continuer de donner les chiffres.
Quant aux mesures d'accompagnement – l'accompagnement du changement fait partie du changement –, nous les poursuivons et nous les amplifions : la prime à la conversion, qui permet d'acheter une voiture moins polluante en échange de la mise à la casse des voitures les plus polluantes, représente 2 000 euros pour les ménages non imposables…
M. Martial Bourquin. Ce n'est pas assez !
M. François de Rugy, ministre d'État. Elle a un très grand succès, nous l'amplifions. Nous poursuivons également le dispositif de prime au remplacement des chaudières au fioul, et nous augmentons le chèque énergie. Et nous allons travailler sur des mesures complémentaires destinées à améliorer la situation des ménages dont les revenus sont les plus modestes. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à M. Franck Montaugé, pour la réplique.
M. Franck Montaugé. En vérité, le départ fracassant de M. Hulot du Gouvernement a sonné le glas de l'ambition nationale de transition, qui était d'ailleurs davantage la sienne que celle du Président de la République.
Utilisez le chèque énergie de la loi Royal de transition énergétique !
Utilisez le mécanisme de « TICPE flottante », dont le principe fut mis en place par Lionel Jospin – la situation, qui va encore se dégrader, le nécessite !
Mais une politique de transition qui se réduit à la fiscalité est une punition.
Vous avez à l'égard de la France et des Français un devoir de clarté, de cohérence, de pédagogie et surtout d'efficacité ! Assumez ce devoir pleinement, dans l'intérêt général ! (Très bien ! et applaudissements sur les travées du groupe socialiste et républicain et sur des travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Franck Montaugé
Avenir et pérennité du dispositif Asalée
Convention d'objectifs et de gestion 2026-2030 de la Mutualité sociale agricole
Extinction progressive, à compter de 2026, du groupement d'intérêt public Europe des projets architecturaux et urbains
Effectif des professionnels de santé scolaire de l'éducation nationale