Péages urbains
P Philippe PemezecLes Républicains Sénateur — Hauts-de-SeineLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 09/11/2018Quand le projet de loi d'orientation sur les mobilités prévoit d'augmenter de 70 % les crédits pour remettre en état nos routes nationales, quand on prévoit un plan de désenclavement routier de 1 milliard d'euros, c'est bien parce que l'on est conscient que la voiture est importante pour se déplacer !
M. Laurent Duplomb. Ah !
M. François Grosdidier. On part de zéro !
Mme Élisabeth Borne, ministre. S'agissant des péages urbains, je voudrais mettre les points sur les i. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)
Il n'est pas question que l'État incite quiconque à mettre en place des péages urbains, a fortiori qu'il l'impose. Cette disposition existe dans la loi depuis près de dix ans et c'est d'ailleurs le Sénat, sur la base d'un amendement de votre ex-collègue Louis Nègre, qui l'a introduite en 2009 dans la loi Grenelle I.
M. Roger Karoutchi. Eh oui !
Mme Élisabeth Borne, ministre. Reste que cette possibilité s'est révélée floue. C'est pourquoi le projet de loi d'orientation sur les mobilités prévoit uniquement d'encadrer le dispositif qui existe déjà pour garantir qu'il restera proportionné : obligation serait faite de consulter les communes limitrophes en cas de mise en place d'un péage urbain et de fixer des tarifs plafonds.
Je le répète : ce n'est pas l'État qui déciderait de mettre en place un tel outil et ce n'est pas non plus l'État qui en récupérerait les recettes. Ce sont les collectivités qui décideraient de le mettre en place si elles le souhaitent. Ce serait un outil parmi d'autres à leur disposition. C'est ce qu'elles nous ont demandé lors des Assises nationales de la mobilité.
Mme Sophie Primas. C'est un pari sur Paris !
Mme Élisabeth Borne, ministre. Du reste, votre collègue Fabienne Keller l'explique très bien dans le rapport d'information qu'elle a remis au mois d'octobre dernier. (Bravo ! et applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche. – Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. le président. La parole est à M. Philippe Pemezec, pour la réplique.
M. Philippe Pemezec. Ce qui est important, c'est que l'État travaille avec la région métropole et fasse tout pour éviter que l'on aggrave la thrombose actuelle. Il faut arrêter de fiscaliser, de créer des impôts supplémentaires, et trouver des sources d'économie au lieu d'imaginer toujours des sources d'imposition nouvelles. (M. Charles Revet applaudit.)
Source : senat.fr ↗
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