Grève des enseignants
J Jacques-Bernard MagnerSER Sénateur — Puy-de-DômeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 14/11/2018L'objectif qui nous mobilise depuis deux ans, c'est de renforcer le premier degré, de sorte que les élèves puissent bénéficier d'un encadrement de qualité pour l'apprentissage de la lecture, de l'écriture, du calcul et du respect d'autrui. Cet effort s'est traduit par des créations de postes. J'entends ce que vous dites, monsieur le sénateur, mais les faits sont là : avec 60 000 élèves de moins depuis deux ans, nous aurions dû supprimer 3 000 classes si nous avions appliqué arithmétiquement les règles en vigueur ; or nous avons créé 8 200 postes depuis deux ans, ce qui montre bien que l'investissement est réel et que la baisse démographique n'entame pas le taux d'encadrement des élèves partout en France, y compris dans les secteurs ruraux. Nous poursuivrons l'effort budgétaire en 2019.
Vous avez évoqué le mouvement social qui a eu lieu hier.
M. Martial Bourquin. Énorme !
M. Gabriel Attal, secrétaire d'État. Il y a eu 10 % de grévistes.
M. Martial Bourquin. Non, au moins 50 % !
M. Gabriel Attal, secrétaire d'État. Il faut les écouter, mais il faut aussi considérer les 90 % qui n'ont pas fait grève. (Protestations sur les travées du groupe socialiste et républicain.) Ce mouvement de grève que vous qualifiez d'« énorme » est d'une bien moindre ampleur que celui qui avait été suscité par la réforme du collège d'il y a quelques années, que vous souteniez ! (Nouvelles protestations sur les travées du groupe socialiste et républicain. – M. Roger Karoutchi applaudit.)
Pourquoi 90 % des professeurs n'ont-ils pas fait grève ? Parce que quand on renforce le premier degré et que les élèves savent lire, écrire, compter et respecter autrui à leur entrée en sixième, cela fait du bien au second degré. Les professeurs du second degré nous disent que l'important pour eux est que les élèves présentent ces acquis à leur arrivée en sixième.
M. le président. Il faut conclure, monsieur le secrétaire d'État !
M. Gabriel Attal, secrétaire d'État. C'est dans cette perspective que nous défendons un projet de budget en hausse de 850 millions d'euros. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche et sur des travées du groupe Union Centriste. – MM. Jean-Paul Émorine, Roger Karoutchi et Bruno Sido applaudissent également.)
Source : senat.fr ↗
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