Hausse des tarifs autoroutiers
Vincent DelahayeUCI
Sénateur — Essonne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 18/01/2019En 2005, les sociétés d'autoroutes, qui appartenaient majoritairement à l'État, ont été privatisées. Cette mesure a rapporté de l'argent à l'État à l'époque, mais ne nous laisse plus aucune marge de manœuvre pour renégocier les contrats avec ces sociétés.
Si, par démagogie, nous promettions aux Français des baisses de tarifs, les conséquences en seraient répercutées sur les années suivantes. C'est ainsi que nous payons, cette année encore, la promesse démagogique faite en 2015 de baisser les tarifs.
Un sénateur du groupe Les Républicains. Une promesse Royal !
Mme Sophie Taillé-Polian. Vous l'aviez soutenue !
M. François de Rugy, ministre d'État. Ce ne sont pas ceux qui promettent qui paient, mais les automobilistes !
Mme Éliane Assassi. Où étiez-vous à l'époque ?
M. François de Rugy, ministre d'État. Nous avons demandé aux sociétés d'autoroutes de faire des efforts sur la base de leurs tarifs et de leurs recettes. Élisabeth Borne, ministre chargée des transports auprès de moi,…
Mme Sophie Taillé-Polian. La ministre des transports était au cabinet de son prédécesseur…
M. François de Rugy, ministre d'État. … négocie en ce moment même avec elles, s'agissant notamment des abonnements, pour que les automobilistes qui empruntent les autoroutes tous les jours pour aller travailler bénéficient de fortes réductions. Voilà qui sera un gain concret pour un certain nombre de nos compatriotes.
Par ailleurs, nous sommes tout à fait opposés à une prolongation supplémentaire de ces contrats, que nous trouvons trop avantageux pour les sociétés d'autoroutes. (Mme Éliane Assassi ironise.) Celles-ci proposaient de faire un geste en échange d'un allongement des contrats : nous l'avons refusé ! (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche, ainsi que sur des travées du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen et du groupe Union Centriste.)
M. le président. La parole est à M. Vincent Delahaye, pour la réplique.
M. Vincent Delahaye. J'aurais aimé une réponse sur ce que le Gouvernement considérera comme raisonnablement acceptable. Pour notre part, nous disons « stop » à la rentabilité maximale et à la transparence minimale pour les sociétés d'autoroutes ! (Applaudissements sur les travées du groupe Union Centriste et sur des travées du groupe Les Républicains. – M. Éric Bocquet applaudit également.)
Mme Éliane Assassi. Très bien !
Source : senat.fr ↗
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