Lanceurs de balles de défense
G Gilbert RogerSER Sénateur — Seine-Saint-DenisLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 01/02/2019Nous avons depuis quelque temps un rendez-vous tous les samedis : dans le cadre du mouvement des « gilets jaunes », des manifestations de voie publique sont organisées partout en France, à Paris comme en province. Chaque samedi, nous assistons aux mêmes scènes : un certain nombre d'individus très violents, des casseurs, se mêlent aux manifestations et les font dégénérer, parfois dès le début, plus souvent à la fin. C'était encore le cas samedi dernier sur la place de la Bastille. Ce sont des casseurs extrêmement violents, qui pillent, qui s'en prennent aux forces de l'ordre et, quand ils le peuvent, à nos institutions : mairies, préfectures, sous-préfectures…
Mme Éliane Assassi. On ne vous parle pas de ça !
M. Laurent Nunez, secrétaire d'État. Il est parfois difficile, dans ces conditions, de parler de « maintien de l'ordre public ». Les actes auxquels sont confrontées nos forces de l'ordre s'apparentent beaucoup plus à une forme de guérilla urbaine. Nos effectifs interviennent alors pour mettre fin à ces exactions, à ces pillages, à ces violences, en utilisant effectivement l'armement intermédiaire à leur disposition, pour éviter le recours à un armement létal. Sans ces équipements, ils ne pourraient se défendre et leur intégrité physique serait menacée. Il s'agit également de protéger le reste des manifestants, qui n'ont rien à voir avec ces casseurs. C'est ce que nous faisons tous les samedis.
Le LBD est utilisé, comme encore samedi dernier place de la Bastille et place de la République, uniquement dans les moments de grande tension et, je peux vous le confirmer, par un personnel habilité et formé à cette fin. Il n'est recouru aux tirs de LBD que de manière proportionnée et contrôlée. Quand des fautes sont commises, elles sont sanctionnées, et s'il y a des suspicions de violences, des investigations judiciaires sont menées. Ainsi, l'Inspection générale de la police nationale est saisie d'un certain nombre de cas.
M. le président. Il faut conclure, monsieur le secrétaire d'État.
M. Laurent Nunez, secrétaire d'État. Mais je souhaite d'abord, à cet instant, adresser devant vous une pensée aux policiers blessés, ainsi que saluer le courage et la détermination de nos forces de l'ordre, qui font face tous les samedis. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche, du groupe Les Indépendants – République et Territoires, du groupe Union Centriste et du groupe Les Républicains, ainsi que sur des travées du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Gilbert Roger
Désengagement économique français de la Cisjordanie occupée
Réduction du financement des formations des maîtres de stage des universités en médecine générale
Faciliter l'innovation technologique en France
Exclusion de la République islamique d'Iran de la commission de la condition de la femme à l'organisation des Nations unies