Situation d'Arjowiggins
Anne Chain-LarchéLes Républicains
Sénatrice — Seine-et-Marne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 15/02/2019En avril 2018, l'entreprise avait été cédée par Sequana au groupe Blue Motion Technologies, détenu par le fonds germano-suisse Parter Capital Group. Dans ce cadre, le repreneur s'était engagé devant le tribunal à limiter les suppressions d'emplois et à soutenir cette société dans ses efforts de modernisation et de recherche de nouveaux marchés. Il s'était également engagé à subvenir au financement des opérations par le biais de divers instruments bancaires, notamment l'obtention de garanties d'un montant de 7 millions d'euros.
Quelques mois à peine après la reprise, le groupe BMT n'avait proposé aucun plan industriel crédible et a toujours refusé d'octroyer le moindre euro pour remédier à une situation financière très dégradée. Malgré les nombreux efforts de l'État – vous les avez rappelés –, y compris sur le plan financier, et l'attitude constructive des salariés, qu'il faut saluer, car ils se sont montrés systématiquement ouverts pour améliorer la compétitivité du site, la déclaration de liquidation judiciaire confirme l'échec du groupe BMT et l'irresponsabilité des dirigeants du fonds Parter.
Vous avez souligné, madame la sénatrice, combien la production de cette usine était importante, notamment pour la production de papier sécurisé.
M. le Premier ministre a eu l'occasion de répondre, hier, au président Christian Jacob, qui posait une question sur le même sujet – vous l'avez aussi rappelé. M. le Premier ministre a mentionné un engagement total de l'État pour trouver des solutions, mais il a aussi souligné devant l'Assemblée nationale, comme je me permets de le faire devant le Sénat, le caractère extrêmement dégradé de la situation.
Vous connaissez ce site, madame la sénatrice, et sa situation financière. Nous pouvons ensemble dénoncer l'irresponsabilité de tel ou tel acteur économique privé ne tenant pas les engagements qu'il a pris et les risques qu'un tel comportement fait peser sur ce secteur. Il faut regarder cette réalité en face et travailler de concert.
La question posée, hier, par le président Jacob augurait d'une vraie capacité des élus à se rassembler, avec le Gouvernement, pour chercher ensemble toutes les solutions possibles. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche. – MM. Jean-Marc Gabouty et Jacques Mézard applaudissent également.)
M. le président. La parole est à Mme Anne Chain-Larché, pour la réplique.
Mme Anne Chain-Larché. Assez de faire du vent ! Aujourd'hui, pour votre majorité, la question n'est pas de savoir si l'on doit cocher les cases « parent 1 » et « parent 2 » à la place de « père » et « mère » ; c'est de sauver des emplois, qui assureront une indépendance à la France ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains, ainsi que sur des travées du groupe Union Centriste.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Anne Chain-Larché
Tarif des syndics pour le pré-état daté
Droit du travail, jours fériés et secteur des services aux animaux familiers
Soutien de l'État aux EHPAD publics
Classement de plaintes sans suite