Maintien de l'ordre lors des manifestations
Christine Bonfanti-DossatLes Républicains
Sénatrice — Lot-et-Garonne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 22/03/2019M. Rachid Temal. Le fusible est de retour !
M. Laurent Nunez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'intérieur. Madame la sénatrice Bonfanti-Dossat, désormais, vous estimez que la situation à laquelle nous faisons face depuis le 17 novembre dernier ne relève pas du maintien de l'ordre classique… Je suis très heureux de constater cette évolution. Ce n'est pas toujours ce qui a été dit sur ces travées, je le rappelle.
Depuis le début, nous disons que ce mouvement est empreint d'une très grande violence, qu'il cherche à remettre en cause nos institutions. Nous avons souvent parlé de sédition. Je suis heureux que vous nous rejoigniez sur ces thématiques, même si c'est depuis quelques semaines seulement. (Protestations sur les travées du groupe Les Républicains.)
Mme Dominique Estrosi Sassone. Pas du tout !
M. Laurent Nunez, secrétaire d'État. Cela étant, nous n'avons pas attendu que vous évoluiez dans l'analyse des faits. C'est d'ailleurs pour cela que nous sommes ici et que nous gérons, nous, ce problème. C'est ce que les Français ont souhaité.
M. Rachid Temal. Bien sûr, quand vous êtes là, ça change tout…
M. Laurent Nunez, secrétaire d'État. Dès après le 1er décembre, nous avons fait évoluer la doctrine.
M. Rachid Temal. Pas avec succès !
M. Laurent Nunez, secrétaire d'État. Nous ne sommes pas restés sans rien faire. Les organisations syndicales, que nous rencontrons régulièrement avec Christophe Castaner, nous ont remerciés de cette évolution de doctrine. (Vives exclamations sur des travées du groupe Les Républicains et du groupe socialiste et républicain.) Ils nous ont remerciés de la latitude qui leur a été laissée pour les interpellations, de cette possibilité d'agir.
M. Vincent Éblé. Quel succès !
M. Laurent Nunez, secrétaire d'État. Au total, 10 000 personnes ont été interpellées, 1 800 personnes ont été jugées et 40 % de peines de prison ferme ont été prononcées. Comment osez-vous dire que nous ne faisons rien ?
M. Vincent Éblé. Voyez vous-même le résultat !
M. Laurent Nunez, secrétaire d'État. Nous allons continuer, et nous serons de nouveau présents samedi.
Samedi dernier, nos instructions n'ont pas été appliquées. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.) C'est très grave, c'est un dysfonctionnement majeur. Ce sont les policiers eux-mêmes qui se sont adressés à nous pour se plaindre de n'avoir pas reçu les bonnes instructions.
Samedi, nous continuerons à assurer l'ordre républicain, nous continuerons à protéger la République, parce que c'est cela que nous faisons.
M. Jean-François Husson. C'est la chienlit !
M. Laurent Nunez, secrétaire d'État. Je vous demande simplement de vous interroger : que feriez-vous à notre place ? Que s'est-il passé entre 2007 et 2012 ? (Vives exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.) Que s'est-il passé entre 2012 et 2017 ? Il y a eu beaucoup d'incidents d'ordre public !
Nous, nous avons pris des mesures législatives et des mesures opérationnelles qui visent à y mettre un terme. Dès samedi, tous les attroupements qui comporteront des casseurs seront immédiatement dispersés, comme nous l'avons annoncé. (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche et du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Christine Bonfanti-Dossat
Suppression des droits de douane sur les pruneaux américains et menace sur la filière française
Réduction des dotations de l'État aux régions pour le développement de l'apprentissage et conséquences pour les centres de formation d'apprentis
Détention de Christophe Gleizes en Algérie
Hausse du prix du gaz : quelles mesures de soutien pour la filière du pruneau d'Agen ?