Arjowiggins
Jean Pierre VogelLes Républicains
Sénateur — Sarthe
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 27/03/2019Je veux le rappeler ici, l'État a travaillé tout au long de l'année 2018 à une reprise globale de ces trois sites ; cette reprise n'a malheureusement pas vu le jour, en raison de la décision d'une cour britannique, qui faisait peser le risque d'un contentieux de 100 millions d'euros sur un éventuel repreneur, s'il reprenait les sites dans les circonstances actuelles.
Nous avons donc repris l'étude du dossier au début de janvier dernier, à la suite du placement en redressement judiciaire de ces trois sites. C'est grâce à l'État que l'exploitation a pu se poursuivre ; c'est également grâce à lui que plusieurs repreneurs ont présenté un dossier sur les sites de Château-Thierry et du Bourray.
En outre, vous le savez, un repreneur avait présenté un dossier concernant les trois sites. Mercredi dernier, ce repreneur a indiqué qu'il n'était pas en mesure de rassembler l'ensemble des fonds destinés à la reprise des trois sites d'ici au mois d'avril. Nous avons donc recommencé le travail – jeudi, vendredi, samedi, dimanche, lundi et aujourd'hui, mardi – pour trouver une solution, main dans la main avec Mme Morançais, puisque, vous l'avez bien dit, l'argent public est aujourd'hui réuni pour faire face à cette reprise.
Nous sommes aux côtés des salariés et des organisations syndicales pour trouver une solution ; il reste 20 millions d'euros, d'origine privée, à trouver. (Exclamations.) Or, cela, c'est beaucoup plus difficile, et cet argent ne pourra pas faire l'objet d'une garantie de l'État – ce sont les règles du jeu.
Je veux le souligner, l'État n'a pas à rougir de son travail sur les dossiers de reprise de sociétés en difficulté. (Protestations sur les travées du groupe Les Républicains.) Dans trois cas sur quatre, nous trouvons une solution, et j'aurais été ravie que vous m'interrogiez, par exemple, sur la situation d'Arc, qui représente cinq mille emplois dans les Hauts-de-France et pour laquelle nous venons de trouver une solution.
C'est un fait, aujourd'hui, l'industrie crée plus d'emplois qu'elle n'en détruit. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
Source : senat.fr ↗
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