Loi biodiversité et espèces protégés
Ronan DantecGEST
Sénateur — Loire-Atlantique
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 08/05/2019Nous allons agir en consacrant le premier conseil de défense écologique, qui se tiendra autour du Président de la République avant la fin de ce mois, à la préservation de la biodiversité. Nous allons agir sur la transition agricole, nous allons agir sur l'étalement urbain et la lutte contre l'artificialisation des sols, nous allons agir sur la lutte contre le gaspillage et les déchets.
Vous posez une question précise sur les espèces endémiques en danger, qui doivent faire l'objet, comme vous l'avez souligné, depuis la loi Biodiversité de 2016, de plans de protection, dits plans nationaux d'action, ou PNA.
Nous avons lancé 65 PNA, dont 16 pour des espèces ou des plantes ultramarines. Comme nous le savons tous, les grands enjeux se situent très largement en outre-mer, où est concentrée 80 % de notre biodiversité.
Ces 65 plans, en cours de mise en œuvre, concernent à la fois des espèces classiques en métropole – je pense, par exemple, au milan royal ou à l'aigle de Bonelli – et des espèces ultramarines : l'iguane des Petites Antilles, le gecko vert de La Réunion, les tortues marines des Antilles et de la Guyane. Un plan concernant l'albatros des TAAF est également en cours de lancement.
Nous allons continuer ce travail indispensable sur ces plans. C'est à l'ordre du jour de l'Agence française pour la biodiversité, et bientôt de l'OFB, ou Office français de la biodiversité, qui sera créé au 1er janvier 2020. Nous allons travailler pour lancer des plans complémentaires et peut-être en regrouper certains afin de couvrir les 120 espèces concernées. C'est notre objectif, et il est important.
M. le président. La parole est à M. Ronan Dantec, pour la réplique.
M. Ronan Dantec. Je vous remercie de cette réponse précise, madame la secrétaire d'État.
Le milan royal n'étant pas une espèce endémique, cela signifie qu'il reste encore probablement une centaine d'espèces endémiques en voie de disparition qu'il convient de protéger par des plans.
J'espère que nous tiendrons, à quelques mois près – il est clair que l'échéance du 1er janvier 2020 ne sera pas atteinte –, cet engagement international de la France, car il s'agit bien d'un engagement international.
Source : senat.fr ↗
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