Fermeture des raffineries de sucre
Pierre CuypersLes Républicains
Sénateur — Seine-et-Marne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/06/2019Aujourd'hui, comme vous le savez, au niveau mondial, les cours du sucre sont au plus bas, à cause d'une surproduction. C'est ce qui explique que les entreprises Südzucker et Cristal Union se soient lancées dans la mise en œuvre de plans sociaux inacceptables. Je l'ai dit au président de Südzucker il y a un mois, nous l'avons redit au numéro deux du groupe la semaine dernière : la position de cette entreprise est inacceptable pour les autorités françaises.
Cela étant, ces dirigeants répondent aux sollicitations de la filière. Hier encore, le président de la Confédération générale des planteurs de betteraves, M. Sander, m'a assuré qu'il les avait vus à plusieurs reprises. La CGB a établi un plan de rachat pour un montant de 30 millions d'euros. L'entreprise l'a rejeté, mais, en même temps (Exclamations ironiques sur des travées du groupe Les Républicains.) – ou parallèlement, si vous préférez (Sourires.) –, elle vient de mettre en place un plan social, qui a été accepté par les salariés.
Mme Sophie Primas. C'est un faux nez !
M. Didier Guillaume, ministre. Bien sûr, madame Primas, mais c'est une réalité !
Le président de la CGB et moi-même allons continuer à mettre la pression sur Südzucker. Vous avez raison, monsieur le sénateur : les agissements de cette entreprise constituent un détournement de la loi Florange ! C'est la raison pour laquelle Mme Pénicaud, M. Le Maire et moi-même nous sommes engagés à faire payer tout ce qu'il sera possible à cette entreprise. Ce groupe a touché de l'argent de l'État : il ne peut agir ainsi en toute impunité ! (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche. – Mme Michèle Vullien et M. Pierre Louault applaudissent également.)
Mme la présidente. La parole est à M. Pierre Cuypers, pour la réplique.
M. Pierre Cuypers. Monsieur le ministre, nous sommes dans l'urgence. La semaine prochaine, si vous n'arrivez pas à mettre en accord les industriels allemands avec les producteurs français, il sera trop tard ! Ce n'est pas qu'une question de moyens : il s'agit de garder un outil de production en France, le bassin le plus important qui soit pour la production de sucre, d'alcool et, demain, d'éthanol.
Mme la présidente. Il faut conclure, mon cher collègue. Vous avez largement dépassé votre temps de parole !
M. Pierre Cuypers. Oui, mais le sujet est important ! (Rires et applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains et sur des travées du groupe Union Centriste.)
Source : senat.fr ↗
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