Précarité étudiante
Pierre OuzouliasCRCE-K
Sénateur — Hauts-de-Seine
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 14/11/2019M. Gabriel Attal, secrétaire d'État auprès du ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse. Monsieur le sénateur Ouzoulias, vous abordez une réalité, une dure réalité : la précarité étudiante, parfois la misère étudiante.
Cette réalité a été remise en lumière par la tragique immolation d'un jeune, vendredi dernier, à Lyon. C'est évidemment vers lui, ses proches et la communauté étudiante et universitaire de Lyon que nos pensées se tournent aujourd'hui. Frédérique Vidal s'est rendue sur place dès samedi pour échanger avec eux.
Cette réalité, à laquelle nombre des gouvernements qui se sont succédé ces dernières années avaient cherché à répondre, nous avons choisi de la prendre à bras-le-corps. C'est ainsi que nous avons supprimé la cotisation de sécurité sociale de 217 euros qui était payée par les étudiants à chaque rentrée. De même, nous avons annoncé, voilà deux mois, une augmentation des bourses à hauteur de 46 millions d'euros. En outre, les bourses sont désormais versées à date, le 5 du mois – et même, par anticipation, en début d'année pour les étudiants qui ont constitué leur dossier.
Ces progrès sont concrets et tangibles ; on ne peut pas les nier.
Mme Cécile Cukierman. La précarité non plus, on ne peut pas la nier !
M. Gabriel Attal, secrétaire d'État. Évidemment, des situations difficiles demeurent ; évidemment, il faut poursuivre l'effort et faire mieux connaître les dispositifs d'aide – quasiment cinquante – qui existent à l'université. Je pense en particulier aux aides pour les situations d'urgence.
De fait, la précarité peut s'ajouter à la précarité en cas de rupture ou lors de tout autre moment difficile. L'enquête en cours à Lyon vise à déterminer si l'université et le Crous étaient informés de la situation très difficile de ce jeune et à comprendre pourquoi les aides disponibles ne lui ont pas été proposées.
Poursuivre l'effort, c'est aussi le sens du revenu universel d'activité : la concertation sur ce sujet doit nous conduire à repenser une partie de l'accompagnement social des jeunes. Nous sommes résolus à continuer dans cette voie. (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM, ainsi que sur des travées du groupe RDSE.)
Source : senat.fr ↗
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