Canal Seine-Nord Europe
M Martine FilleulSER Sénatrice — NordLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 28/11/2019M. Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, madame la sénatrice, vous avez rappelé que ce projet a beaucoup d'atouts. Il est vrai que c'est un projet qui est bon pour l'environnement, avec le transfert prévu de plusieurs milliers de poids lourds qui circulent actuellement sur l'A1.
C'est un projet qui est bon pour l'économie portuaire et fluviale, non seulement pour la région de Dunkerque, mais aussi pour les ports de l'axe Seine, que l'État s'emploie à renforcer depuis maintenant deux ans.
C'est un projet qui est bon pour le territoire des Hauts-de-France, avec quatre plateformes multimodales qui vont être créées et connectées à cette nouvelle infrastructure, entraînant des emplois et de la croissance locale.
Pour dire « oui » au canal, il fallait créer les conditions de crédibilité de ce projet. Vous l'avez dit, son coût a été réévalué à 5 milliards d'euros voilà deux ans, dans un exercice inédit de transparence et de sincérité budgétaire. Je peux vous affirmer ici que la sécurisation de la part de l'État dans le financement est prévue et que la trajectoire de l'Afitf ne s'en trouvera pas modifiée. Tout ce qui a été prévu dans la loi d'orientation des mobilités sera réalisé, comme nous nous y sommes engagés.
Nous faisons confiance aux collectivités locales au travers de la société de projet qui sera régionalisée dès le 1er avril 2020, madame la sénatrice. Vous l'avez rappelé, l'Europe a été mobilisée à hauteur de 2 milliards d'euros sur ce projet.
L'État veut par ailleurs que ce projet soit exemplaire du point de vue environnemental et économique, mais aussi en ce qui concerne l'insertion locale dans l'emploi. C'est tout l'objet de la démarche « grand chantier », qui est aujourd'hui menée sous l'égide du préfet de la région Hauts-de-France.
Enfin, et vous avez raison, madame la sénatrice, pour ce projet, il fallait une coalition d'acteurs et d'actions. À cet égard, je veux saluer les élus de tous bords, dont vous êtes, qui ont défendu avec opiniâtreté et détermination un projet que les Hauts-de-France attendaient depuis plus de quarante ans. Cependant, c'est notre gouvernement qui l'a rendu possible et donc irréversible, en signant la convention de financement, la semaine dernière, en présence du Président de la République, à Nesle. Cela permettra de donner les premiers coups de pioche vers Compiègne en octobre 2020 et de viser une mise en service à l'horizon de 2028. (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM.)
Source : senat.fr ↗
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