Situation de Renault et menaces de fermeture de sites
M Marie-Noëlle LienemannCRCE Sénatrice — ParisLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 20/02/2020Mme Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie et des finances. Vous avez raison, madame la sénatrice Lienemann, Renault est confronté à des résultats en forte baisse, qui sont négatifs cette année. Ils sont emblématiques des défis que traverse aujourd'hui la filière automobile.
Ces défis, je veux les rappeler parce qu'ils sont importants.
Il y a trois défis structurels.
Le premier, c'est la transition énergétique. Sachez-le, Renault a massivement investi dans cette direction, notamment en faveur du moteur électrique.
Le deuxième, c'est celui du véhicule connecté, qui conduira à la proposition d'autres services et, peut-être, à l'entrée de nouveaux acteurs sur ce marché, qui viendront concurrencer les acteurs historiques.
Le troisième, c'est celui du véhicule autonome.
Ces trois défis imposent des investissements massifs ; c'est ce que vous constatez dans les comptes de Renault. Ces investissements consomment l'argent gagné et même au-delà (M. Pierre Laurent s'exclame.), puisque l'on observe une trajectoire de cash négative.
Le contexte conjoncturel ne facilite pas les choses : ralentissement aux États-Unis et en Europe, baisse en Chine. Or c'est dans ce contexte que le Gouvernement accompagne la filière automobile.
Je veux rappeler les décisions qui ont été prises : la signature du contrat stratégique de filière en mai 2018 et la réunion organisée, dès le 2 décembre dernier, pour préparer l'année 2020. Cette réunion a débouché sur deux mesures importantes : l'accompagnement de la diversification de la sous-traitance – un crédit de 50 millions d'euros destiné à cette diversification et au soutien de l'année 2020 et une aide, à hauteur de plus de 200 millions d'euros, pour faire face aux difficultés possibles de financement de l'automobile et de sa sous-traitance – et la mission que nous avons confiée à Hervé Guyot sur la compétitivité de l'automobile en France et la consolidation de certaines filières, notamment la fonderie et la forge.
Je conclus : oui, nous serons très vigilants aux côtés de Renault, et nous avons déjà les instruments nécessaires pour accompagner ces transitions. (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Marie-Noëlle Lienemann
Ne pas laisser faire les délocalisations chez Valeo
Enseignants-chercheurs et norme volontaire
Guide légistique et norme volontaire
Norme volontaire et formation des agents de la fonction publique