Coronavirus
Bernard JomierGEST
Sénateur — Paris
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 27/02/2020M. le président. La parole est à M. le ministre des solidarités et de la santé.
M. Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé. Monsieur le sénateur Bernard Jomier, je veux tout d'abord retenir l'esprit de responsabilité que vous avez vous-même évoqué dans votre question : face à la menace d'une épidémie, l'union nationale est indispensable.
De même, en présence d'un risque infectieux, il y a des réflexes, des gestes qui sauvent, comme tousser dans sa manche et se laver les mains régulièrement, et il y a des gestes qui peuvent être dévastateurs : les gestes de division, les gestes de repli.
C'est pourquoi j'étais hier à Rome (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.), avec mes homologues ministres de la santé européens, pour dire à l'Italie que la France la soutient dans cette épreuve et que nous voulons travailler de façon intelligente, entre partenaires européens, pour trouver des solutions concertées. Nous avons évidemment, à cette occasion, acté qu'il était hors de question de fermer nos frontières.
Vous m'interrogez à la fois sur l'intervention des maires et sur les établissements de santé.
S'agissant des maires, vous avez salué la lettre du Premier ministre, et je vous en remercie. Je crois qu'elle était nécessaire.
J'ai moi-même eu régulièrement au téléphone, et encore aujourd'hui, de nombreux maires, inquiets lorsqu'il y a une alerte sur leur territoire, ainsi que des présidents d'exécutifs territoriaux, de départements ou de régions. Je continuerai à leur parler, car le rôle des élus, par leur esprit de responsabilité, qui se manifeste dans tout le maillage des territoires, est essentiel pour apporter de l'information et permettre d'intervenir dans de bonnes conditions. On s'appuiera bien sur les élus !
Concernant les professionnels de santé de ville, j'ai eu le président de l'Ordre des médecins et la présidente de l'Ordre des pharmaciens au téléphone, ce matin, ainsi que plusieurs responsables de syndicats médicaux, hier et encore aujourd'hui, pour les informer que tout le matériel nécessaire leur serait fourni dans les meilleures conditions, au travers du réseau des officines de ville.
Une lettre en voie de finalisation réactualise les consignes et les conseils apportés à l'ensemble des soignants de ville sur le territoire, pour leur dire que faire face à des patients ou à des cas contacts.
Quant aux hôpitaux, j'ai souhaité que nous multipliions par trois le nombre d'établissements de santé capables d'accueillir des malades et de les prendre en charge de A à Z, de sorte qu'il n'y a plus aujourd'hui dans notre pays un seul département sans établissement de santé en mesure de prendre en charge ces malades dans de bonnes conditions sanitaires, avec capacité d'isolement, de dépistage, de diagnostic, et avec formation du personnel soignant, médical et paramédical. Je crois que c'est essentiel dans cette période. (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM.)
Source : senat.fr ↗
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