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Question écrite ✓ Répondue le 17/12/2020 #23#

Situation des accueillants familiaux

Posée le 23/04/2020 · Ministère interrogé : Solidarités et santé

Jacques-Bernard MagnerSER Sénateur — Puy-de-Dôme

La question

M. Jacques-Bernard Magner attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation des accueillants familiaux, dont le statut ne permet ni indemnisation ni prime. Les consignes gouvernementales relatives à leur activité ont été tardives et inappropriées, soulignant une fois de plus la méconnaissance et l'absence de reconnaissance de la qualité des accueils quotidiens offerts à des personnes âgées ou handicapées. Au moment où des indemnisations et des primes sont accordées aux personnels des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), aucune décision nationale ne vient soutenir financièrement les accueillants privés de revenu par l'annulation des accueils. Il lui demande de valoriser la solution alternative au tout établissement qu'est l'accueil familial avec ses apports fondamentaux du quotidien en remédiant à cet état de fait.

✓ Réponse du gouvernement

Publiée le 17/12/2020
Plus de 9 000 accueillants familiaux exercent aujourd'hui leur activité dans le cadre d'une relation directe, dite de « gré à gré », avec les personnes qu'ils accueillent. Dans ce cadre, l'accueillant est rémunéré uniquement sur la base du contrat d'accueil conclu avec la personne accueillie ou son représentant légal. Ce contrat fixe les conditions matérielles, humaines et financières de l'accueil, conformément aux dispositions prévues par le code de l'action sociale et des familles. Il garantit également à l'accueillant familial des droits en matière de rémunération, de congés payés et de couverture sociale. Pour autant, le lien établi entre l'accueillant familial et la personne accueillie ne peut être assimilé au lien de subordination du salarié à l'employeur. Ainsi, la personne accueillie ne peut être considérée comme un employeur exerçant un pouvoir de direction et conclure un contrat de travail avec l'accueillant familial. Les accueillants familiaux de gré à gré ne sont donc pas salariés, ni affiliés à l'assurance chômage. De ce fait, bien que certains aient vu leur activité réduite ou suspendue durant la période d'état d'urgence sanitaire, ils n'entrent pas dans le champ d'application de l'article 7 de l'ordonnance n° 2020-346 du 27 mars 2020 portant mesures d'urgence en matière d'activité partielle. La crise sanitaire aura ainsi mis en évidence la précarité de la situation des accueillants familiaux et la question de l'amélioration de leur statut se pose aujourd'hui avec une acuité particulière. Le Gouvernement entend soutenir ces professionnels qui jouent un rôle essentiel dans la prise en charge de personnes particulièrement fragiles et vulnérables sur l'ensemble du territoire et des mesures en ce sens seront présentées dans le cadre de la réforme relative au grand âge et à l'autonomie.

Source : senat.fr ↗

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