Élections régionales
J Jérôme BascherLes Républicains Sénateur — OiseLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 18/06/2020M. Christophe Castaner, ministre de l'intérieur. Monsieur le sénateur, vous m'interrogez sur les élections régionales. Permettez-moi une considération très personnelle : être républicain, c'est préserver la République, en faisant en sorte, pour ce qui me concerne, que soit élu, dans ma région, un président Les Républicains. Je sais ne pas me tromper de combat ! (M. Jean-Marc Gabouty applaudit.)
Dans le même esprit, monsieur le sénateur, il convient certainement d'écouter l'actuel président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, M. Renaud Muselier, qui a démenti les paroles que vous avez prêtées au Président de la République. (M. Jérôme Bascher le conteste.)
Je nous invite à en rester à l'essentiel. L'essentiel, ce n'est pas ce qui a été rapporté par la presse, c'est votre conclusion, que je rejoins pleinement : les collectivités locales, en particulier les régions, exercent une compétence économique majeure.
À cet égard, le Président de la République a énoncé, dimanche dernier, deux priorités : la relance économique et sociale de notre pays – je sais que vous êtes engagé sur ce sujet – et un nouveau partage territorial des compétences et des pouvoirs. Il faut savoir s'appuyer sur l'action des collectivités locales dans le domaine économique. Il a évoqué ces questions avec deux présidents de région, dont le président de Régions de France : telle est la réalité.
Si nous franchissons cette nouvelle étape dans la décentralisation, il n'est pas illégitime de discuter avec les présidents de région de la meilleure façon de les accompagner dans la mise en œuvre concrète de leur action pour défendre l'économie de nos territoires et relancer l'emploi partout où c'est nécessaire, ainsi que du bon moment pour mettre en place, le cas échéant, une réforme en profondeur.
Il n'y a qu'un seul objectif, monsieur le sénateur : ne pas empêcher l'action et la relance économiques par des élections régionales. Il est légitime que ces discussions puissent avoir lieu avec les présidents de région. On ne saurait qualifier cela de « tambouille ». Il s'agit au contraire d'un dialogue démocratique et républicain.
M. le président. Il faut conclure !
M. Christophe Castaner, ministre. Il est important que nous le posions tous ensemble, sans arrière-pensées. (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM. – M. Jean-Marc Gabouty applaudit également.)
M. le président. La parole est à M. Jérôme Bascher, pour la réplique.
M. Jérôme Bascher. En cette veille du 18 juin, je vous invite à ne pas capituler sur la démocratie. Je vous rappelle à ce triptyque historique pour gouverner la France : l'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la patrie.
M. Christophe Castaner, ministre. Ne lisez pas votre réponse…
M. Jérôme Bascher. Il est vrai que n'est pas le général de Gaulle qui veut ! (Applaudissements sur des travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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