Situation de Presstalis
A Annie GuillemotSER Sénatrice — RhôneLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 25/06/2020M. Franck Riester, ministre de la culture. Madame la sénatrice Guillemot, comme vous le savez, le Gouvernement s'intéresse de très près à l'avenir des marchands de presse. Ceux-ci représentent un maillage culturel et d'information très important, partout dans les territoires.
Le Gouvernement a pris la décision d'assouplir, dans sa réforme de la loi Bichet, les conditions de gestion qui s'appliquent aux marchands de presse, afin d'améliorer leur modèle économique. Il a veillé à ce que, pendant la crise de Presstalis, ils puissent toucher toutes les sommes qui leur étaient dues.
Le Gouvernement veille aussi à ce que, malgré les difficultés de Presstalis, que vous avez rappelées – redressement judiciaire, reprise du siège parisien et de la plateforme de Bobigny, mais liquidation des dépôts de presse –, l'avenir de la distribution de la presse soit garanti, pour que les marchands de journaux, notamment, puissent continuer de vivre.
C'est la raison pour laquelle le Gouvernement soutient la reprise du siège parisien de Presstalis et de son centre de Bobigny par la coopérative des quotidiens : il investit 80 millions d'euros pour accompagner cette reprise. Et c'est la raison laquelle il travaille avec les dépositaires indépendants, avec les Messageries lyonnaises de presse et avec les préfets de région afin de trouver des solutions pour les quinze dépôts qui doivent être repris après la liquidation de Presstalis.
En ce qui concerne Lyon, une solution a été trouvée et un plan de secours est d'ores et déjà mis en œuvre. Concernant Toulon et Marseille, des solutions devraient être trouvées dans les tout prochains jours. L'avenir de la distribution de la presse est essentiel aux yeux du Gouvernement. Il y va du pluralisme de la presse et de la bonne qualité de l'information de nos compatriotes, que cette distribution garantit. Le Gouvernement investit, depuis des années, beaucoup d'argent pour préserver cette distribution. Nous allons continuer de le faire, notamment pour les petits éditeurs de presse et pour les marchands de journaux particulièrement touchés par les perturbations affectant Presstalis dans les régions de Lyon et Marseille.
M. le président. La parole est à Mme Annie Guillemot, pour la réplique.
Mme Annie Guillemot. Le problème n'est pas résolu à Lyon, monsieur le ministre, puisque nous ne recevons toujours pas les journaux nationaux, Libération, Le Monde, etc. Les maisons de la presse perdent des clients. Elles ont pourtant joué le jeu pendant le confinement : elles ont ouvert et répondu présent en distribuant les journaux.
Il y a là, vraiment, un drame économique pour les salariés de Presstalis, qui vont se retrouver au chômage, mais aussi un drame humain pour tous les patrons de ces maisons de la presse, qui ne comprennent pas pourquoi on ne répond pas plus vite à leurs préoccupations. (Applaudissements sur les travées du groupe SOCR.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Annie Guillemot
Emplois aidés
Application de la médiation des litiges à la consommation aux baux d'habitation
Circulaire relative à l'attribution des nuances politiques aux candidats aux élections municipales
Journée des droits des enfants