Fermeture de la centrale de Fessenheim
Sophie PrimasLes Républicains
Sénatrice — Yvelines
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 02/07/2020Mme Élisabeth Borne, ministre de la transition écologique et solidaire. Madame la présidente Primas, l'arrêt de Fessenheim incarne l'écologie de responsabilité portée par le Président de la République, le Gouvernement et la majorité depuis 2017. (Vives protestations sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Bruno Retailleau. Écologie politique !
Mme Élisabeth Borne, ministre. Avec cette décision, nous tenons nos promesses. Nous transformons en profondeur notre modèle énergétique et nous accompagnons les Français et les territoires dans cette transformation.
Avec l'arrêt des deux réacteurs de Fessenheim, nous engageons la réduction à 50 % de la part du nucléaire d'ici à 2035 tout en développant massivement les énergies renouvelables.
Pourquoi ? Parce qu'un système électrique plus diversifié est un système plus résilient. C'est pour cela que nous allons multiplier par deux la part de l'éolien et par cinq la part du photovoltaïque dans les dix ans.
Mais, dans le même temps, le Gouvernement est particulièrement vigilant à l'accompagnement des salariés et des territoires.
S'agissant des salariés d'EDF, ils seront tous reclassés au sein du groupe.
M. Philippe Dallier. Ils sont sauvés !
Mme Élisabeth Borne, ministre. S'agissant des salariés des sous-traitants, une cellule de reclassement est en place pour les accompagner.
Concernant la reconversion du territoire, 35 millions d'euros ont déjà été engagés, même s'il est vrai que la crise a conduit à prendre du retard dans la mise en place des différents dispositifs.
Je voudrais souligner l'annonce récente d'un projet d'implantation d'une usine de biocombustibles, qui pourrait créer 700 emplois dans le territoire.
Soyez donc assurée, madame la sénatrice, que notre politique énergétique s'inscrit pleinement dans le respect de l'accord de Paris et que nous accompagnons les Français et les territoires dans la transition. (Marques de protestation sur des travées du groupe Les Républicains.)
M. le président. La parole est à Mme Sophie Primas, pour la réplique.
Mme Sophie Primas. Madame la ministre, vous l'avez dit, c'est un choix politicien et idéologique, et nous attendons vraiment que l'État déploie une stratégie qui puisse être à la hauteur du défi que représente l'arrêt des réacteurs nucléaires.
À cet égard, je regrette que le Gouvernement ait refusé la feuille de route que le Sénat proposait dans le cadre de l'examen de la loi Énergie-climat, qui visait à suivre les démantèlements à venir, comme je regrette que l'ordonnance relative à l'accompagnement de la fermeture des centrales à charbon prévue aussi par cette loi n'ait pas été publiée. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains et sur des travées du groupe UC.)
M. André Reichardt. Tout à fait !
Source : senat.fr ↗
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