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Question écrite En attente de réponse #19#21#23#

Lutte contre le trafic de stupéfiants en provenance de Guyane

Posée le 08/10/2020 · Ministère interrogé : Intérieur

Christian Cambon Christian CambonLes Républicains Sénateur — Val-de-Marne

La question

M. Christian Cambon attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la lutte contre le trafic de stupéfiants en provenance de Guyane. Au cours des dernières années, le trafic de cocaïne en provenance de Guyane a considérablement augmenté, représentant aujourd'hui 15 à 20 % des entrées de cette drogue dans l'Hexagone. Ce phénomène est lié à l'essor de la production mondiale depuis 2013, qui est passée de 1 000 à 2 000 tonnes par an. Cette circulation repose sur des passeurs précaires, appelés également « mules » qui introduisent la drogue dans leur corps ou la dissimulent avant d'emprunter des vols essentiellement à destination de l'aéroport d'Orly. La mission d'information sénatoriale sur le trafic de stupéfiants en provenance de Guyane estime que ce sont huit à dix passeurs qui parviendraient à transporter en moyenne 1,9 kilogramme de cocaïne lors de chaque vol. Marqueur des enjeux économiques et sociaux de la Guyane, ce trafic concerne également le département du Val-de-Marne. En 2019, on estime à 1,4 tonne de cocaïne, la quantité qui a été saisie à l'aéroport d'Orly. Les passeurs interpellés, près de 500 l'année dernière, sont alors envoyés au tribunal de Créteil. Pour chaque audience de comparution immédiate, ce sont trois dossiers de passeurs qui sont programmés. Un certain nombre d'entre eux est ensuite placé en détention à la prison de Fresnes. Face à la montée du trafic, la réponse policière s'est déployée à la fois en Guyane et en métropole avec la création en 2019 d'une brigade des plateformes aéroportuaires (BPA) dédiée à Orly qui gère 40 % des interpellations de passeurs de cocaïne dans l'Hexagone. Cependant, malgré le déploiement de moyens et l'augmentation des saisies, le trafic ne ralentit pas. Face à cette situation, il lui demande donc comment le Gouvernement entend renforcer la politique répressive de dissuasion du trafic, et optimiser l'action du démantèlement des réseaux de trafiquants.
⏳ Cette question n'a pas encore reçu de réponse du gouvernement.

Source : senat.fr ↗

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