Effraction et vandalisme à la mairie de Fresnes
Posée le 02/04/2026 • Ministère interrogé : Justice
Christian Cambon Les Républicains
Sénateur — Val-de-Marne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 02/04/2026
M. le président. La parole est à M. le ministre de l'intérieur.
M. Laurent Nunez, ministre de l'intérieur. Monsieur le sénateur Christian Cambon, vous avez raison de souligner la gravité de ces actes, faisant suite à l'intrusion de jeunes gens cagoulés dans les locaux de la mairie de Fresnes.
Les intéressés ont commencé par lancer des mortiers et des pierres. Ils ont heureusement été mis en fuite par le déclenchement du système d'alarme, mais ils ont eu le temps de commettre les graves dégradations que nous avons toutes et tous pu constater grâce aux enregistrements vidéo.
À mon tour, je tiens à saluer les efforts d'investigation menés par la sûreté territoriale du Val-de-Marne. Ce service, relevant de la préfecture de police, a permis d'identifier très rapidement une partie des auteurs de ces actes et d'en interpeller un certain nombre - dix, pour être précis, deux autres s'étant présentés ce matin même au commissariat.
Ces jeunes gens sont effectivement âgés - vous êtes bien informé - de 14 à 17 ans. J'ajoute que six d'entre eux étaient déjà connus des services de police.
Évidemment - c'est le coeur de votre question -, on ne peut que s'interroger face à la réitération de semblables faits de violence.
Je peux vous dire que de tels actes ne restent jamais impunis. Des interpellations sont toujours menées. Quand des faits de cette nature sont portés à notre connaissance, les forces de l'ordre interviennent en direct et, quand ce n'est pas le cas, des investigations judiciaires sont diligentées. C'est précisément ce qui a permis les interpellations dont je parlais à l'instant.
Bien sûr, le profil de ces jeunes interroge. On peut se demander comment de telles récidives sont possibles.
La police peut beaucoup de choses, mais elle ne peut pas tout. Elle ne connaît pas l'excuse de minorité - tout le monde est susceptible d'être interpellé -, mais de toute évidence la réponse ne peut pas être strictement judiciaire. Elle passe également par la prévention, ce qui suppose l'implication des associations et de l'éducation nationale. Je m'y emploie avec mon collègue chargé de l'éducation nationale, Edouard Geffray.
En parallèle, il faut travailler à la réponse judiciaire. M. le garde des sceaux a eu l'occasion de dire très clairement ce qu'il pense de l'excuse de minorité ; à titre personnel, j'ai la même position que lui sur ce point. Il faudra, un jour ou l'autre, revenir sur les dispositions pénales qui s'appliquent aux mineurs. Les faits que nous avons connus à Fresnes nous le confirment une fois de plus. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
M. Marc-Philippe Daubresse. Révisez la Constitution !
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Christian Cambon
Projet de construction d'une nouvelle usine d'incinération à Vitry-sur-Seine
Question orale sans débat • 05/03/2026
Projet de construction d'une nouvelle usine d'incinération à Vitry-sur-Seine
Question écrite • 29/01/2026
Lutte contre le frelon asiatique
Question écrite • 04/12/2025
Accréditation en cancérologie digestive à Villeneuve-Saint-Georges
Question écrite • 10/07/2025