Commerces de proximité
C Christian BilhacRDSE Sénateur — HéraultLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 05/11/2020Mme Elsa Schalck. Y a-t-il un Premier ministre ?…
M. Cédric O, secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de la relance et de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la transition numérique et des communications électroniques. Mesdames, messieurs les sénateurs, je tiens à rappeler à la Haute Assemblée que la Constitution, dont nous nous réclamons tous, dispose que n'importe quel ministre du Gouvernement…
M. Philippe Bas. C'est bien le cas !
M. Cédric O, secrétaire d'État. … est habilité à représenter l'ensemble de celui-ci et à répondre à sa place. (Exclamations sur les travées des groupes Les Républicains et UC.)
Bruno Le Maire et Alain Griset devant en ce moment même mener la concertation sur ces mesures, comme vous nous invitez à le faire, il se trouve que c'est moi qui vous réponds.
M. Thani Mohamed Soilihi. Très bien !
Mme Marie-Pierre de la Gontrie. Concentrez-vous plutôt sur StopCovid ! (Sourires sur les travées du groupe SER.)
M. Cédric O, secrétaire d'État. Cela me permet, monsieur le sénateur, de revenir sur l'engagement exceptionnel du Gouvernement en soutien des petits commerces pris dans cette situation difficile.
Grâce à l'extension du fonds de solidarité, tout d'abord, un commerce réalisant aujourd'hui moins de 10 000 euros de chiffre d'affaires – c'est probablement le cas de la majorité des petits commerces –, qui, en novembre 2019, faisait 6 000 euros ou 7000 euros de chiffre d'affaires, verra son chiffre d'affaires intégralement compensé jusqu'à 10 000 euros.
Mieux, le fait même que le click and collect ne soit pas intégré au chiffre d'affaires signifie qu'un commerce n'ayant pas atteint ce seuil en novembre 2019 pourrait, en novembre 2020, réaliser un chiffre d'affaires plus important qu'en 2019. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – Protestations sur les travées des groupes Les Républicains et UC.)
M. Rémy Pointereau. C'est faux !
M. Jean-Raymond Hugonet. Quelle honte !
M. Cédric O, secrétaire d'État. Vérifiez, mesdames, messieurs les sénateurs : c'est la réalité vécue par nos petits commerces.
Une partie d'entre eux a d'ailleurs préféré la fermeture à une réouverture assortie de protocoles sanitaires beaucoup trop contraignants, car la réalité économique fait qu'il n'y a pas d'intérêt à rouvrir pour accueillir un client par salon de coiffure.
Il y a un engagement très fort de l'État sur le fonds de solidarité – 15 milliards d'euros par mois –, sur les cotisations sociales et sur le prêt garanti par l'État, qui a été prolongé jusqu'au 30 juin 2021. La situation est difficile, mais l'État est aux côtés des petits commerces. (Bravo ! et applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – Protestations sur les travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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